La colère compte parmi les principales émotions, quelque soit le modèle que l'on prend, celui à 4 ou à 6 comme Ekman qui parle de la colère, la joie, la peur, la tristesse, la surprise et le dégoût. Les émotions sont un superbe baromètre. Nous ne sommes pas nos émotions car c'est un état passager. Les émotions nous traversent comme un nuage passe dans le ciel. Et nous devrions les observer comme telles et dialoguer avec elles. C'est ce que je permets à mes clients en tant que coach. C'est ce que je me permets à moi-même quand je suis le protocole d'auto-empathie de la CNV (Communication Non Violente) qui part de l'Observation des faits, passe par les Sentiments ou émotions, le (s) Besoin (s) puis enfin la Demande (modèle OSBD).
Je reviens de Brême, ville hanséatique du nord de l'Allemagne. Une exposition m'a marqué: une rétrospective sur les musiciens de Brême au musée des Beaux Arts. Ce conte des frères Grimm a justement été publié il y a 200 ans, en 1819! Le titre de l'exposition est "Tierischer Aufstand", soit révolte animale. Le conte de Grimm est en effet un conte ô combien politique! Pensez-vous: 4 animaux (un âne, un chien, un chat et une poule) qui sont délaissés de part leur grand âge etc. et qui décident de se révolter contre cette situation et de devenir musiciens à Brême...
La colère a cela de bien qu'elle nous met en mouvement. Si on la canalise, ce mouvement peut donner de belles choses notamment en terme de changement. Encore faut-il bien traduire le message de la colère, le besoin qu'il y a derrière qui n'est a priori pas nourri ou mal nourri et dont elle est le messager. Quel (s) besoin (s) dois-je nourrir pour calmer la colère et du coup quelle (s) action (s) entreprendre?
Quand il s'agit de la carrière, la colère au travail peut transmettre des messages sur un besoin insatisfait. Deux solutions alors:
- soit je réussis à nourrir le besoin dans le temps souhaité dans le cadre de mon poste actuel (après l'avoir identifié, je me donne les moyens de le satisfaire ou je demande à celui/celle qui peut aider),
- soit je dois chercher à le nourrir dans le cadre d'un nouveau projet professionnel. Refaire le fil des colères au travail permet de mettre le doigt sur une série de besoins et de faire ce que j'appelle la roue du travail, à savoir la liste des 5 à 8 éléments qui doivent être là pour que je sois heureux au travail.
Quelques éléments que l'on peut y trouver en vrac: la reconnaissance, le challenge, l'innovation, une atmosphère créative, un bon esprit d'équipe, ...
A vous de jouer: refaites le fil de vos colères passées au travail et établissez ainsi votre liste de besoins professionnels :-)
A bientôt,
Cyril
Ma mission: vous aider à aller vers le changement dans le plaisir et l'efficacité
mercredi 31 juillet 2019
jeudi 11 juillet 2019
Comment échanger vos contacts sans papier avec un Smartphone?
Bonjour,
Je vais vous parler de quelque chose qui est sûrement déjà évident pour beaucoup d'entre vous mais aussi forcément encore inconnu pour d'autres. C'était mon cas jusqu'à il y a 3 jours.
Le contexte: je suis en formation pour me certifier sur le modèle FOURSIGHT, soit les 4 préférences du processus créatif: CLARIFICATEUR, IDEATEUR, DEVELOPPEUR, REALISATEUR. Lors d'une pause, je parle avec Catherine qui est en formation avec moi et nous souhaitons échanger nos contacts. Nous réalisons tous deux que nous n'avons pas nos cartes de visite papier. Instantanément je lui dis qu'il doit y avoir une solution, qu'il suffit comme souvent de poser la question à Google. Le moteur de recherche me route sur un article de 2015 en parlant de LinkedIn. Las de voir une litanie d'articles et n'ayant jamais affectionné particulièrement les guides utilisateurs, je me mets sur LinkedIn et trouve intuitivement très vite le menu en question:
Catherine pose alors son smartphone sur mon image et récupère mes coordonnées. La lecture du code QR permet la reconnaissance.
Dans le détail, sur LinkedIn, voici les étapes pour arriver à cet écran de code QR LinkedIn:
- Ouvrir l'application Linkedn sur votre smartphone;
- Cliquer sur les 4 carrés à droite de la barre de menu
- Choisir l'onglet "Mon code" des 2 onglets proposés alors et le tour est joué!
Il n'a jamais été aussi facile d'échanger ses coordonnées! Merci LinkedIn :-)
Je vais vous parler de quelque chose qui est sûrement déjà évident pour beaucoup d'entre vous mais aussi forcément encore inconnu pour d'autres. C'était mon cas jusqu'à il y a 3 jours.
Le contexte: je suis en formation pour me certifier sur le modèle FOURSIGHT, soit les 4 préférences du processus créatif: CLARIFICATEUR, IDEATEUR, DEVELOPPEUR, REALISATEUR. Lors d'une pause, je parle avec Catherine qui est en formation avec moi et nous souhaitons échanger nos contacts. Nous réalisons tous deux que nous n'avons pas nos cartes de visite papier. Instantanément je lui dis qu'il doit y avoir une solution, qu'il suffit comme souvent de poser la question à Google. Le moteur de recherche me route sur un article de 2015 en parlant de LinkedIn. Las de voir une litanie d'articles et n'ayant jamais affectionné particulièrement les guides utilisateurs, je me mets sur LinkedIn et trouve intuitivement très vite le menu en question:
Dans le détail, sur LinkedIn, voici les étapes pour arriver à cet écran de code QR LinkedIn:
- Ouvrir l'application Linkedn sur votre smartphone;
- Cliquer sur les 4 carrés à droite de la barre de menu
- Choisir l'onglet "Mon code" des 2 onglets proposés alors et le tour est joué!
Il n'a jamais été aussi facile d'échanger ses coordonnées! Merci LinkedIn :-)
lundi 3 juin 2019
Le titre de votre fonction est-il le reflet fidèle de vos responsabilités?
Il existe en France une nomenclature des emplois définie pour les secteurs public et privé par l'Etat par le biais de l'agence INSEE (Institut National des Statistiques et Etudes Economiques). Elle distingue 6 catégories de professions:
1. Les agriculteurs
2. Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise
3. Les cadres et professions intellectuelles supérieures
4. Les professions intermédiaires
5. Les employés
6. Les ouvriers
L'emploi est mentionné dans le contrat de travail, de même que la fonction. L'emploi répond à la nomenclature définie en France. La fonction est un titre qui précise le rôle que vous exercez au sein de l'entreprise, votre position hiérarchique, etc.
La fonction est un élément important de la négociation d'un contrat trop souvent négligée par les candidats.
Voici 2 exemples pour donner à voir de la pratique sur la question :
- Une personne prend un poste de responsable-adjoint d'un département. Elle a la même hiérarchie que le responsable et la même fiche de poste, les mêmes objectifs qu'ils doivent se partager de manière autonome. Dans ce contexte, il est clair qu'elle est Co-responsable. Elle demande et obtient le changement.
- Une autre personne prend un poste à temps partiel (80%) de consultant pédagogique et accepte la fonction qui va avec. En fait, elle se rend compte a posteriori qu'elle porte l'entière responsabilité de la fonction Formation en direct avec la direction générale. La fonction est créée avec elle et elle a l'entière responsabilité de tout le programme. Bref, cela va bien au delà d'une fonction de consultant pédagogique. La personne est en fait Responsable de l'offre Formation voire Directeur Formation. Elle ne cherche pas spécifiquement à changer la fonction car elle est motivée et se dit qu'il s'agit d'un détail. A posteriori, c'est une erreur de sa part. Le titre de consultant pédagogique (un consultant est plus souvent le titre d'une personne extérieur à l'entreprise), en plus du fait qu'elle est à 80% font que de nouveaux collègues ne l'incluent pas dans toute la communication interne et l'excluent peu à peu de l'entreprise. Une nouvelle direction arrive qui ne prend aucunement le temps de rentrer en relation avec elle. Pire, elle la rétrograde. La personne choisit alors de partir.
Cela vous parle? Ces 2 exemples montrent que beaucoup de choses se jouent sur le titre d'une fonction pour la personne. Ce dernier est en effet un élément clair de reconnaissance du rôle et des responsabilités. De même et le 2ème exemple en est une belle démonstration, ce titre va de manière plus ou moins consciente jouer sur l'environnement de la personne dans la perception que les gens vont avoir de son rôle et de ses responsabilités.
Il est donc important que le titre de votre fonction soit le fidèle reflet de votre rôle et de vos responsabilités. Est-ce le cas pour vous?
Quel risque courez-vous à faire preuve d'assertivité vis à vis de votre boss pour que votre fonction reflète bel et bien vos responsabilités? Quel risque courez-vous à ne pas le faire?
Si vous avez besoin d'aide, je peux vous accompagner sur le sujet.
#nomenclaturedesemplois #ROME #emploi #fonction
1. Les agriculteurs
2. Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise
3. Les cadres et professions intellectuelles supérieures
4. Les professions intermédiaires
5. Les employés
6. Les ouvriers
L'emploi est mentionné dans le contrat de travail, de même que la fonction. L'emploi répond à la nomenclature définie en France. La fonction est un titre qui précise le rôle que vous exercez au sein de l'entreprise, votre position hiérarchique, etc.
La fonction est un élément important de la négociation d'un contrat trop souvent négligée par les candidats.
Voici 2 exemples pour donner à voir de la pratique sur la question :
- Une personne prend un poste de responsable-adjoint d'un département. Elle a la même hiérarchie que le responsable et la même fiche de poste, les mêmes objectifs qu'ils doivent se partager de manière autonome. Dans ce contexte, il est clair qu'elle est Co-responsable. Elle demande et obtient le changement.
- Une autre personne prend un poste à temps partiel (80%) de consultant pédagogique et accepte la fonction qui va avec. En fait, elle se rend compte a posteriori qu'elle porte l'entière responsabilité de la fonction Formation en direct avec la direction générale. La fonction est créée avec elle et elle a l'entière responsabilité de tout le programme. Bref, cela va bien au delà d'une fonction de consultant pédagogique. La personne est en fait Responsable de l'offre Formation voire Directeur Formation. Elle ne cherche pas spécifiquement à changer la fonction car elle est motivée et se dit qu'il s'agit d'un détail. A posteriori, c'est une erreur de sa part. Le titre de consultant pédagogique (un consultant est plus souvent le titre d'une personne extérieur à l'entreprise), en plus du fait qu'elle est à 80% font que de nouveaux collègues ne l'incluent pas dans toute la communication interne et l'excluent peu à peu de l'entreprise. Une nouvelle direction arrive qui ne prend aucunement le temps de rentrer en relation avec elle. Pire, elle la rétrograde. La personne choisit alors de partir.
Cela vous parle? Ces 2 exemples montrent que beaucoup de choses se jouent sur le titre d'une fonction pour la personne. Ce dernier est en effet un élément clair de reconnaissance du rôle et des responsabilités. De même et le 2ème exemple en est une belle démonstration, ce titre va de manière plus ou moins consciente jouer sur l'environnement de la personne dans la perception que les gens vont avoir de son rôle et de ses responsabilités.
Il est donc important que le titre de votre fonction soit le fidèle reflet de votre rôle et de vos responsabilités. Est-ce le cas pour vous?
Quel risque courez-vous à faire preuve d'assertivité vis à vis de votre boss pour que votre fonction reflète bel et bien vos responsabilités? Quel risque courez-vous à ne pas le faire?
Si vous avez besoin d'aide, je peux vous accompagner sur le sujet.
#nomenclaturedesemplois #ROME #emploi #fonction
mercredi 15 mai 2019
Mon histoire de boite de chocolats
Y-a-il de bons chocolats dans votre boite? Et comment est la boite?
Je me faisais la réflexion l'autre jour que parfois je travaille pour une boite parce qu'un joli chocolat m'y attire. Cela commence quasiment toujours ainsi avec mes clients: un joli chocolat se présente et le contact est là. On part pour une collaboration. Chemin faisant, je rencontre d'autres chocolats plus ou moins assortis selon et je valide que l'écosystème (la boite) est alignée avec ce que je souhaite. Il y a accord et l'envie de travailler plus en avant ensemble, de continuer le chemin. Ca, c'est le scénario idéal. En 7 ans disons 1 collaboration sur 2 s'est passée ainsi.
Et puis il y a les cas où chemin faisant, je me rends compte que dans la boite certains chocolats sont vraiment mauvais, voire que la boite entière l'est. Il n'y a plus que mon joli chocolat de départ. Parfois, avec la durée, même le joli chocolat finit par dysfonctionner lui-même... Aie. Cela vous rappelle quelque chose?
Bien sûr ma dichotomie est caricaturale. Il y a entre les 2 tout un continuum et une grande variété de situations. L'expérience me l'a montrée. Vous aussi je suppose.
La question est que faire? Mon conseil est de faire le point sur ses besoins dans la collaboration et de décider ensuite. Ce conseil-là, je l'applique à moi-même très consciemment depuis février 2017: suite à une expérience très nocive avec un client, je me suis fait cette promesse de n'avoir que des collaborations joyeuses. Un peu comme Marie Kondo et sa technique du rangement: elle prend un vêtement et se demande "toi, dans les 5 prochaines années, vas-tu m'apporter de la joie?". La réponse est oui elle garde, la réponse est non: elle jette! Simpliste oui! Efficace oui :-) Bon OK les besoins vont être plus variés et la jauge aura une échelle de 1 à 10. Puis décision.
Encore mieux: tenter de prévenir plutôt que de guérir et donc mieux baliser l'entrée en relation en posant la question de la confiance: qu'est-ce que la confiance pour toi? A quoi dois-je faire attention pour que l'on ait une bonne entente? Ecouter la réponse et donner votre version à vous.
Voilà, belle journée :-) La vie est une suite d'expériences exaltantes. Encore plus depuis février 2017 dans mon cas!
Je me faisais la réflexion l'autre jour que parfois je travaille pour une boite parce qu'un joli chocolat m'y attire. Cela commence quasiment toujours ainsi avec mes clients: un joli chocolat se présente et le contact est là. On part pour une collaboration. Chemin faisant, je rencontre d'autres chocolats plus ou moins assortis selon et je valide que l'écosystème (la boite) est alignée avec ce que je souhaite. Il y a accord et l'envie de travailler plus en avant ensemble, de continuer le chemin. Ca, c'est le scénario idéal. En 7 ans disons 1 collaboration sur 2 s'est passée ainsi.
Et puis il y a les cas où chemin faisant, je me rends compte que dans la boite certains chocolats sont vraiment mauvais, voire que la boite entière l'est. Il n'y a plus que mon joli chocolat de départ. Parfois, avec la durée, même le joli chocolat finit par dysfonctionner lui-même... Aie. Cela vous rappelle quelque chose?
Bien sûr ma dichotomie est caricaturale. Il y a entre les 2 tout un continuum et une grande variété de situations. L'expérience me l'a montrée. Vous aussi je suppose.
La question est que faire? Mon conseil est de faire le point sur ses besoins dans la collaboration et de décider ensuite. Ce conseil-là, je l'applique à moi-même très consciemment depuis février 2017: suite à une expérience très nocive avec un client, je me suis fait cette promesse de n'avoir que des collaborations joyeuses. Un peu comme Marie Kondo et sa technique du rangement: elle prend un vêtement et se demande "toi, dans les 5 prochaines années, vas-tu m'apporter de la joie?". La réponse est oui elle garde, la réponse est non: elle jette! Simpliste oui! Efficace oui :-) Bon OK les besoins vont être plus variés et la jauge aura une échelle de 1 à 10. Puis décision.
Encore mieux: tenter de prévenir plutôt que de guérir et donc mieux baliser l'entrée en relation en posant la question de la confiance: qu'est-ce que la confiance pour toi? A quoi dois-je faire attention pour que l'on ait une bonne entente? Ecouter la réponse et donner votre version à vous.
Voilà, belle journée :-) La vie est une suite d'expériences exaltantes. Encore plus depuis février 2017 dans mon cas!
dimanche 23 septembre 2018
12 leçons du Camino : comment la marche vers Saint Jacques transforme…
Il y a un peu plus de 4 mois, le 8 mai 2018, j’atteignais
Saint Jacques de Compostelle au terme de 40 jours de déambulation, parcourant
ainsi 800 kilomètres dans le nord de l’Espagne en partant de Saint Jean Pied de
Port. Pendant tout le voyage à pieds, j’ai tenu un journal et à la fin je me
suis questionné sur les apprentissages. Ce voyage je l’ai vécu avant tout comme
un rêve et comme une expérience pour voir sur moi en quoi ce chemin pouvait
être une voie de transformation. Notamment en tant que coach carrière pour en
parler, le conseiller aux autres.
Le temps de revenir et me voilà aujourd’hui vous livrant mes
leçons du camino (chemin en espagnol). Il existe plusieurs chemins en Europe qui
mènent au tombeau de l’apôtre Jacques. Celui que j’ai suivi s’appelle le « camino
frances » ou « chemin français » dans la langue de Cervantes. Mon
témoignage est forcément quelque chose de subjectif. J’avais lu pas mal de
livres de pèlerins sur le sujet avant de partir et j’ai rencontré plusieurs
pèlerins récidivistes qui ont partagé avec moi leurs ressentis, leurs leçons de
caminos précédents. Je me retrouve parfois dans leurs retours, parfois pas. Si vous
connaissez le chemin, il en sera de même pour vous à me lire.
1. RALENTIR : dès le deuxième jour,
je comprends que cela n’a pas de sens d’arriver trop tôt (midi) à l’étape. Donc
je marche à mon rythme toujours bien sûr (soit assez soutenu) mais je prends le
temps le matin de lire le journal local, qui sait de m’arrêter déjeuner même à
quelques kilomètres de l’étape. De retour, c’est quelque chose que
j’expérimente encore plus comme par exemple la pause « lecture de Libé ou
du Monde » dans une matinée de télétravail, etc.
2. ADMIRER LA BEAUTE DU MONDE : Dostoievski
dit « la beauté sauvera le monde ». Je pense que la beauté, au sens
beauté de l’univers telle qu’elle se manifeste dans la nature jusqu’aux œuvres artistiques,
engendre des expériences émotionnelles qui nous rapprochent de Dieu. C’est la facette
spirituelle du voyage que j’ai vécu bien sûr. Il s’est agi avant tout de la
beauté de la nature et de la beauté des églises qui m’ont mis face au spirituel
au sens large moi l’agnostique qui ai été élevé dans la religion catholique. Ces
expériences du beau, je les vivais bien sûr avant le voyage mais le camino a mis
plus de relief à ses expériences dans ma vie. Au retour, j’en fait l’expérience
avec plus de conscience et je pense en avoir augmenté la fréquence.
3. SOURIRE AUX GENS : et il faut
ajouter et surtout à ceux qui ne sourient pas car c’est eux qui en ont le
plus besoin. J’ai vu cela écrit quelque part sur une pancarte sur le chemin et
cela m’a marqué. Ceux qui ne sourient pas ont souvent une bonne raison :
tristesse, etc. et bien sûr c’est évident qu’ils ont peut-être encore plus
besoin d’en recevoir, des sourires. C’est la logique du don : tu ne me
souris pas et pourtant je choisis de te sourire. De retour à Paris, les mines
renfrognées du métro, je vous souris, n’est-ce pas ?
4. 1 JOUR A LA FOIS : le camino,
comme toute parenthèse (ou mini-retraite comme le dit si bien Tim Ferriss dans
« la semaine de 4 heures ») est un espace-temps incroyable. C’est la
3ème fois que je connais ce sentiment après 2007 où j’ai fait un
tour du monde autour de projets éducatifs et environnementaux et 2012 avec un
break estival de 6 semaines en Argentine. Alors voilà tout ça pour dire que
malgré l’objectif qui peut paraître énorme (800 kms), il ne s’agit au final que
de 40 fois 20 kilomètres. Vu comme cela c’est plus simple. A mon retour, j’ai
encore plus conscience que de lotir un objectif en sous objectifs est aidant.
5. SUSPENDRE LE JUGEMENT : j’ai
toujours su que j’étais plus indulgent sur les gens d’autres pays que sur mes
compatriotes car j’ai toujours supposé la différence culturelle comme une
raison possible et du coup cela m’a invité à de la tolérance. L’idée de cette
tolérance sur le chemin, elle m’est notamment venue d’un graffiti à Sarria,
proche de l’arrivée : ne pas se moquer de ceux qui commence près de
l’arrivée. Très bien vu. Bon alors… le prochain qui me double à la file du
supermarché… je lui souris 😊
6. #BLACKHUMOUR : la meilleure preuve
est peut-être mon commentaire précédent. J’ai intégré par des retours
sympathiques de mes 2 camarades de marche australiennes que cela était un de
mes traits de personnalité et au final un atout. De retour, j’assume !
7. LA CAMINOTHERAPIE : c’était le
test, le terme je l’ai vu et bien sûr ce néologisme sublime m’a parlé. Bref, il
me faudra quelques mois et quelques années pour en mesurer la puissance mais
c’est pour moi une évidence comme le dit Thoreau dans son court essai
« Marcher » que j’ai lu sur le camino, marcher est thérapeutique. De
retour à Paris comme depuis le début du fiasco du Vélib je marche dans Paris et
c’est assez chouette c’est vrai. La marche parfois méditative me permet de me
poser.
8. MEDITATION : en lien direct avec
le point précédent, c’était parfois en pleine conscience sur des morceaux du
chemin que j’ai médité. Après le stage de MBSR fait cet hiver, de retour, la
prochaine étape sera le désormais incontournable Vipassana (retraite méditative
de 10 jours en silence).
9. DISCUSSIONS CREATIVES – « COACHING
CORNER » : un camino est unique car les personnes que l’on
rencontre sont là juste sur celui là dans leur masse. Ainsi j’ai rencontré de
nombreux récidivistes ! Ces rencontres donnent lieu à de belles discussions.
La notion de « Coaching Corner » est l’idée farfelue d’installer
quelque part sur le chemin un coin du coach pour coacher les pèlerins en
besoin. De retour, je me dis que l’idée suivra son cours…
10. SUIVRE LES FLECHES JAUNES : le
camino est super bien balisé… avec des flèches jaunes. Il y a une vraie forme
de légèreté à suivre un chemin balisé. Contrairement aux randos que je peux
faire où il faut repérer la trace, la suivre avec attention, là le camino se
veut plus léger. De retour à Paris, c’est l’idée qui m’est parfois difficile de
suivre la voie convenue, de refaire quelque chose à l’identique. J’en mesure
plus les avantages, sachant que toujours la place est là d’exercer sa liberté.
11. PRENDRE SOIN DE SON CORPS : le
camino est une épreuve pour le corps et notamment pour les pieds. Bref, j’ai
appris à les masser, le matin, à mi-étape et à l’arrivée. De retour à Paris,
c’est un rituel que je maintiens dans les marches. Je ne le faisais pas
auparavant.
12. CE QUI COMPTE PLUS QUE TOUT C’EST
L’EXPERIENCE, PAS D’ARRIVER
« Caminante no hay camino. Se hace
camino al andar. Y al volver la vista se ve la senda que nunca se ha de volver
a pisar »
« Toi qui marche il n’y a pas de
chemin. Le chemin se fait en marchant et lorsqu’on se retourne on voit le
sentier que jamais on n’empruntera à nouveau »
C’est la grande leçon du camino. C’est la
vie. Arriver, c’est le blues souvent et on veut autre chose, souvent plus haut,
plus grand, etc. Il s’agit donc d’apprécier le chemin pour lui à l’échelle du
mois, de la journée, de l’heure, sans s’ presser… de vivre l’instant présent et
de le savourer pleinement. De retour, l’idée de tout ralentir pour savourer
tout encore plus est devenue centrale. Il s’agit alors d’assumer ce
ralentissement dans un système à l’opposé où tout va plus vite à chaque
seconde.
Alors, vous partez quand?
samedi 2 juin 2018
Quand partir / quitter son poste ?
Deux départs à 2 jours d'intervalle en Espagne ont fait écho en moi. Celui de Zinédine Zidane qui annonce le 31/05/2018 qu'il arrête d'entraîner le Real Madrid et celui de Mariano Rajoy qui s'en va du poste de Premier Ministre du Royaume d'Espagne en tombant sous le coup d'une motion de censure.
Et vous? Etes-vous toujours parti(e) au bon moment? Dans votre poste actuel, quand est-ce que serait le bon moment de partir?
J'accompagne actuellement plusieurs client(e)s qui se posent ces questions, certain(e)s prenant un PSE, certain(e)s tentant de négocier une rupture conventionnelle, d'autres essayant de convaincre qu'ils peuvent se mettre en mobilité pour aller vers autre chose.
Alors d'abord comme d'habitude, il s'agit d'avoir conscience de ce qui est bien pour vous et ensuite seulement de voir si vous êtes plus ou moins maître(-sse) de votre destin.
Les deux premières questions de l'article sont un bon point de départ...
Et vous? Etes-vous toujours parti(e) au bon moment? Dans votre poste actuel, quand est-ce que serait le bon moment de partir?
J'accompagne actuellement plusieurs client(e)s qui se posent ces questions, certain(e)s prenant un PSE, certain(e)s tentant de négocier une rupture conventionnelle, d'autres essayant de convaincre qu'ils peuvent se mettre en mobilité pour aller vers autre chose.
Alors d'abord comme d'habitude, il s'agit d'avoir conscience de ce qui est bien pour vous et ensuite seulement de voir si vous êtes plus ou moins maître(-sse) de votre destin.
Les deux premières questions de l'article sont un bon point de départ...
mercredi 21 mars 2018
Quel cursus pour mon fils / ma fille? - bien accompagner les jeunes vers l'enseignement supérieur
C'était la semaine dernière la date couperet: le 13 mars à 18h, avoir fait ses voeux sur Parcoursup (ex-APB) pour l'après BAC!
10 voeux sans classement avec selon les établissements des documents à joindre.
Verdict: le 22 mai avec le retour de ces derniers.
Quand on sait que 69% des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur veulent se réorienter après 2 ans sur le marché du travail, mieux vaut prendre au sérieux l'étape d'orientation.
Samedi dernier, je déjeunais rue Mouffetard avant un atelier d'écriture. A mes côtés, en visite à Paris pour le week-end, une maman et sa fille et une amie parisienne de la maman. La jeune femme est en Master en Droit immobilier et parle de son désintérêt sur son cursus de Master et de sa volonté d'aller vers le Droit sportif. La maman et son amie lui disent alors qu'elle pourrait se réorienter. La fille soudain de dire qu'elle en a marre des études, qu'elle veut travailler. Changement de discussion, on savoure le repas pour aller sur des discussions plus légères.
A 45 ans, j'ai des amis parents qui arrivent depuis quelques années et encore pour quelques années dans ces accompagnements de choix des ados. J'ai aussi bien sûr des clients. Pas plus tard que la semaine dernière, dans un de mes ateliers: une maman et son fils en première. Comment faire?
Mon conseil: de l'écoute, de l'ouverture et envoyer le/la jeune chez un coach carrière. Malgré toutes les bonnes intentions, les parents ne seront jamais le bon coach pour leur ado. Pas plus que le conjoint, la famille ne sont un bon coach pour l'adulte en désir de nouvel horizon professionnel.
Moi-même, je ne suis pas un bon coach pour moi. Quand j'ai un besoin, je prends un coach.
Ce que je propose concrètement: a minima 2 séances espacées d'au moins 3 jours:
- 1 session de 2 heures avec le questionnaire STRONG qui est un levier d'efficacité (291 questions sur les intérêts pro et perso pour voir les domaines préférés, les secteurs préférés et les métiers préférés). Plus d'info sur: OPP vous parle de la puissance du STRONG
- 1 deuxième session d'1h30 pour finaliser le monde des possibles avec déjà des cursus possibles de formation.
Tout cela en présentiel ou à distance par Skype.
Et sur tout cela, anticiper les échéances pour ne pas avoir à réagir. Bref, rien de mieux que de se pencher sur tout cela au printemps de la 1ère. Maintenant:-)
A bientôt,
#APB #Parcoursup
10 voeux sans classement avec selon les établissements des documents à joindre.
Verdict: le 22 mai avec le retour de ces derniers.
Quand on sait que 69% des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur veulent se réorienter après 2 ans sur le marché du travail, mieux vaut prendre au sérieux l'étape d'orientation.
Samedi dernier, je déjeunais rue Mouffetard avant un atelier d'écriture. A mes côtés, en visite à Paris pour le week-end, une maman et sa fille et une amie parisienne de la maman. La jeune femme est en Master en Droit immobilier et parle de son désintérêt sur son cursus de Master et de sa volonté d'aller vers le Droit sportif. La maman et son amie lui disent alors qu'elle pourrait se réorienter. La fille soudain de dire qu'elle en a marre des études, qu'elle veut travailler. Changement de discussion, on savoure le repas pour aller sur des discussions plus légères.
A 45 ans, j'ai des amis parents qui arrivent depuis quelques années et encore pour quelques années dans ces accompagnements de choix des ados. J'ai aussi bien sûr des clients. Pas plus tard que la semaine dernière, dans un de mes ateliers: une maman et son fils en première. Comment faire?
Mon conseil: de l'écoute, de l'ouverture et envoyer le/la jeune chez un coach carrière. Malgré toutes les bonnes intentions, les parents ne seront jamais le bon coach pour leur ado. Pas plus que le conjoint, la famille ne sont un bon coach pour l'adulte en désir de nouvel horizon professionnel.
Moi-même, je ne suis pas un bon coach pour moi. Quand j'ai un besoin, je prends un coach.
Ce que je propose concrètement: a minima 2 séances espacées d'au moins 3 jours:
- 1 session de 2 heures avec le questionnaire STRONG qui est un levier d'efficacité (291 questions sur les intérêts pro et perso pour voir les domaines préférés, les secteurs préférés et les métiers préférés). Plus d'info sur: OPP vous parle de la puissance du STRONG
- 1 deuxième session d'1h30 pour finaliser le monde des possibles avec déjà des cursus possibles de formation.
Tout cela en présentiel ou à distance par Skype.
Et sur tout cela, anticiper les échéances pour ne pas avoir à réagir. Bref, rien de mieux que de se pencher sur tout cela au printemps de la 1ère. Maintenant:-)
A bientôt,
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