lundi 18 mai 2026

Comment activer son pouvoir de manageur.euse pour engager son staff?

 Comme chaque année en Avril, le nouveau rapport GALLUP "State of the global workplace" tombe. Initié en 2009, le rapport donne à voir l'engagement au travail dans le monde. Pour cela, l'institut de sondage et cabinet de conseil soumet un questionnaire - le fameux Q12 - à des personnes dans différentes entreprises dans le monde entier. Les 12 questions donnent la teneur de l'exigence pour faire partie des engagés (= impliqués et enthousiastes pour contribuer à la performance de l'entreprise) et pour les managers de bien accompagner leurs collaborateurs pour en faire des engagés. Un exemple: "Dans la dernière semaine, ai-je eu des encouragements ou des félicitations pour mon travail ?"

 Ces 12 questions sont regroupées en 4 piliers d'engagement qui forment une pyramide:

Bonne nouvelle: le taux d'engagement est passé de 12 à 20% entre 2009 et 2025 mais il baisse depuis 2 ans pour revenir au niveau de l'année du Covid. En France, nous sommes à 8% pour une moyenne européenne à 13. La baisse est pour partie directement liée à la parte du bonus dont semblait bénéficier les managers avec une baisse entre 2022 et 2026 de 31 à 22%. Or ces derniers ont aussi ce rôle d'inspiration pour leur staff.

A lire les questions du Q12 on comprend que le manager dispose d'un énorme pouvoir sur l'engagement de son staff: GALLUP estime cet impact à 70%!

Les leviers managériaux peuvent être regroupés en 5 familles: le sens, le développement, un management sur le care, des conversations signifiantes, un focus sur les forces.

Il convient pour le manager d'en avoir déjà connaissance, de prendre conscience de qui résonne en toute authenticité pour passer à l'action (assertivité). C'est ma formule magique pour exercer pleinement son pouvoir ou sa puissance:

Voici quelques illustrations d'actions concrètes, tirées de mon expérience et de mes recherches:

  • Les Guiding Teams de SGCIB: suite à une enquête satisfaction au travail désastreuse, la direction des Opérations de SGCIB décide de lancer des cercles de réflexion et d'action sur différentes thématiques pour traiter le mal à la racine et transformer les choses. Je participerai notamment à celle nommée "Killing Bureaucracy" qui traitera de nombreux irritants.
  • Les "bons coups" de la Caisse Primaire Desjardins: lors de l'expérience apprenante GERME (www.germe.com) sur l'innovation collaborative à Montréal en septembre 2017, j'assiste à un CODIR des caisses de Montréal où, en inclusion, chaque manager partage un bon coup reçu par un collaborateur dans son équipe. Chaque jour, tout salarié peut envoyer de la gratitude par courriel à un collègue en mettant en cc: leurs N+1 respectifs. Une vraie culture de la reconnaissance!
  • Les employés d'abord chez Zappos (Tony Hsieh): pléthore d'exemples, le plus fun peut-être le Livre des Records pour stimuler une valeur de l'entreprise "la bizarrerie" avec un record notamment la réunion avec le plus de gens en pyjama!
  • Les Fedex days chez Atlassian: dans cette entreprise de la tech, chaque collaborateur est libre de passer 20% de son temps à autre chose qu'aux missions de sa fiche de poste sous réserve qu'il le présente dans les 24h à sa hiérarchie (principe de Fedex, livraison dans les 24h). Le concept a été repris par exemple chez Google où il est établit que 50% des innovations viennent de ce temps (e.g. Gmail).
  • Le sens des missions chez ADP/Paris Aéroport: dans sa pub "EXTRA&ORDINAIRE" Paris Aéroport met en avant des collaborateurs de terrain et l'impact direct de leurs missions: 

  • L'engagement solidaire chez Dalkia: chez Dalkia tout collaborateur a le droit à 1,5 jour par an d'engagement solidaire avec différents dispositifs dont le choix d'une mission solidaire sur la plateforme Komeet.
  • Le droit à l'essai par Benjamin Constant (Président IESEG Network 2014-2016): j'ai travaillé de 2014 à 2016 à mi-temps en tant que 1er Consultant Carrière pour l'association des anciens de l'école de commerce IESEG; mon boss Benjamin n'a jamais cessé de m'inviter à tester les choses, me disant qu'au pire il s'agirait juste d'annuler l'événement si le public ne répondait pas. Ce droit à l'essai m'a permis d'oser et de relever les défis les uns après les autres, super booster de confiance!

Tout ce contenu, avec une animation en pédagogie active qui stimule plaisir et efficacité, c'est notamment ce que je donne à connaître, à expérimenter et à vivre dans une journée d'intervention dont le titre est : "Le Sens, etc. : activer les bons leviers pour engager son staff"

Et pour que le manager prenne au premier chef soin de lui, j'ai aussi une autre journée d'intervention, elle aussi en pédagogie active : "Être acteur de sa Carrière et lui donner du Sens".

A bientôt,

Cyril

lundi 20 avril 2026

Transmettre en pédagogie active pour allier connaissances et compétences !

 🚀 Et si apprendre passait d’abord par le FAIRE ?

On associe encore trop souvent la formation à une simple transmission de connaissances. Pourtant, la véritable transformation commence lorsque les apprenants passent à l’action.

👉 Être en pédagogie active, ce n'est pas juste mettre les gens dans de l'écoute de connaissances.

C'est déjà les mettre dans du Faire:

🔹 Du Faire dans un environnement d'apprentissage sécurisé et bienveillant
🔹 Du Faire qui les fait passer dans l'expérience d'expérimentation, dans l'action
🔹 Du Faire qui les fait passer de la Connaissance à la Compétence
🔹 Du Faire qui, ce faisant, donne Confiance
🔹 Du Faire qui donne peut-être aussi Envie de Faire encore, de Faire plus loin

✨ Ce 1er Faire, c'est donc déjà aussi le premier pas sur le chemin du Changement.


🎯 Formateurs, intervenants, experts et autres professeurs : transmettez, oui… mais surtout, faites Faire !

💬 Et vous, quelles pratiques mettez-vous en place pour favoriser l’apprentissage par l’action ? Partagez vos expériences en commentaire !

hashtaghashtaghashtaghashtaghashtaghashtaghashtaghashtaghashtag

lundi 26 janvier 2026

2026 - vive l'Apocalypse (= la révélation) et bonne année!

Je vous écris d'Angers et j'ai vécu hier une forme de Syndrôme de Stendhal, à savoir une profusion de beau qui submerge le corps et l'esprit. Concrètement, en 6 heures, j'ai pu admirer la tapisserie de l'Apocalypse au château d'Angers à 10h30 puis les oeuvres du musée des Beaux Arts de la Ville à 14h avec tout particulièrement la Renaissance italienne et enfin, j'avais rendez-vous à 15h30 pour une visite conférence de la Galerie David d'Angers du nom de ce sculpteur du 19e Pierre Jean David. Que de beau, que de beau!

J'ai découvert hier grâce au film introductif de la tapisserie qu'Apocalypse ne signifie pas fin du monde mais Apocalyse en grec veut dire révélation.

J'ai ainsi immédiatement fait le lien avec deux conférences ces 4 derniers mois, respectivement d'Olivier Hamant et de Jean Staune, qui apportent tous deux des informations sur le fait que le monde est en train de basculer, que le point de rupture est passé et que l'ancien monde resiste. C'est tout ce que nous voyons en ce moment et qui choque beaucoup d'entre nous. Et si, effectivement, il ne s'agissait que des derniers spasmes d'un mourant qui ne veut pas mourir ?

Que nous raconte la Tapisserie de l'Apocalypse ?

Commandée à la fin du XIVe siècle par le duc Louis Ier d'Anjou, elle est le plus grand ensemble de tapisseries médiévales conservé. Longue de plus de 100 mètres, elle illustre le texte de saint Jean à travers une série de scènes colorées alternant fonds rouges et bleus. Au-delà du récit biblique du combat entre le bien et le mal, l'œuvre reflète les angoisses de son époque, marquée par la guerre de Cent Ans, la peste et les famines. Elle frappe par sa finesse technique et son sens du détail, utilisant une laine teintée de pigments naturels. Après avoir été dispersée et dégradée à la Révolution, elle a été patiemment restaurée et se trouve aujourd'hui dans une galerie dédiée au château d'Angers. C'est un témoignage historique et artistique majeur, classé au registre "Mémoire du monde" de l'UNESCO.

L'issue du récit de la Tapisserie de l'Apocalypse (le cycle narratif qu'elle dépeint) est, conformément au texte de saint Jean, une conclusion pleine d'espoir et de lumière après les épreuves et le chaos.

Voici les points clés de la fin du cycle :

  1. La défaite du Mal : Après les combats contre les forces démoniaques, le Dragon (Satan), la Bête et le Faux Prophète sont définitivement vaincus et jetés dans un étang de feu. C'est la fin du cycle de la destruction et du jugement.

  2. Le Jugement Dernier : Les morts sont jugés selon leurs actes. C'est le moment de la séparation définitive entre les ténèbres et la lumière divine.

  3. La Jérusalem Céleste (image ci-dessous) : L'histoire culmine avec l'apparition de la "Cité Sainte", une ville magnifique descendant du ciel. Elle représente l'harmonie retrouvée, un paradis où Dieu réside parmi les hommes. Dans la tapisserie, elle est souvent représentée comme une ville fortifiée idéale, richement décoré.

  4. Le triomphe de l'Agneau : L'Agneau (symbole du Christ), qui était au centre de l'ouverture des sceaux au début du récit, apparaît victorieux. C'est le symbole de la rédemption et du renouveau du monde.



Comment ne pas voir un parallèle avec nos temps troublés...

Bonne année 2026, année 1 en numérologie, année du Renouveau!

Cyril

vendredi 18 juillet 2025

Représenter les architectures invisibles pour gérer la complexité d'une problématique

Je parlais ce matin à une cliente qui oeuvre dans une entreprise où son boss est à la fois son chef et aussi son père. Je lui expliquais qu'il y avait comme une imbrication de 2 voire encore plus de systèmes et lui conseillais pour qui sait voir un peu plus clair dans cette complexité de dessiner un sociogramme. La question à traiter peut être notamment "qui a de l'influence/du pouvoir sur qui".

Là où l'organigramme est connu de tous en interne comme parfois en externe dans une entreprise, un sociogramme est une autre représentation sous forme de schéma elle aussi où celui/celle qui le dessine va y définir le sujet de son étude (e.g. les liens d'influence). C'est une représentation de la dynamique entre les cellules d'un système sur une ou des thématiques choisies par son auteur.rice.

Le père de cet outil est Jacob Lévy Moreno avec un premier écrit sur le sujet en 1933.

Voici les quelques étapes pour ce faire (1) et au-delà du faire, comme penser avec et autour du sociogramme (2).

Commençons tout d'abord par le première étape: le dessin. L'étape 0 aura vu la formulation d'une problématique complexe :-)

- Dessiner les cellules du système (par exemples les personnes partie prenante dans l'organisation), sous une forme choisie avec une taille choisie

- Définir les liens à représenter en définissant la légende (il pourra y avoir des couleurs, des épaisseurs différentes etc.)

- Représenter ses liens

- Ajouter qui sait au-delà de la légende du texte sur le dessin lui-même si besoin

Puis prendre une pause avant de revenir vers le dessin pour l'étape 2, l'analyse à froid:

- Considérer le dessin, les formes, les tailles. Qu'est-ce que je remarque? Qu'est-ce qui me surprend?

- Considérer sa place sur le dessin. Qu'est-ce que je remarque? Qu'est-ce qui me surprend?

- Considérer le dessin en se mettant à 1m et mêmes questions

- Retourner le dessin et mêmes questions

Cette étape 2 se fait idéalemenet avec un coach dans un dialogue coach / client.

Au final, il s'agit de reprendre la problématique initiale et de répondre par exemple à 2 questions:

- En quoi cela m'amène à voir ma problématique différemment?

- Quelles sont mes envies de changement, mes envies d'actions?


samedi 24 mai 2025

Etre un.e warrior du réseau en 7 étapes

Bonjour,

Cela fait plusieurs clients que je coache sur la carrière et loin des guides de 10 à 20 pages, j'ai eu le souci de leur dire simplement ma conviction sur une approche simple et efficace pour faire du réseau. Parce que je crois qu'un process simple a toutes les chances d'être appliqué, j'ai souhaité le partager ci-dessous. Et j'ai décidé d'appeler la personne qui l'applique un.e warrior du réseau tout simplement.

L'image qui me vient (eh oui des images me viennent toujours et pareil, communiquer avec texte et images, ça a plus d'impact) est celle d'un semainier, ce meuble à 7 tiroirs appelé aussi chiffonnier. Et ça tombe bien car il y a 7 étapes!

1.  Etre au clair sur une envie, une piste pro (fonction/secteur/géographie)

2. Aller dans LinkedIn en quête de pros / expert.e.s sur le sujet et les demander en contact en personnalisant la demande

3. Utiliser hunter.io ou votre moteur de recherche préféré pour cerner le mail de la personne avant même qu'elle n'accepte. Si c'est un.e ancienne d'une institution académique où vous avez étudié, récupérer ces infos sur la plateforme Alumni

4. Les mettre dans un fichier .xls de suivi avec prénom / nom / email / tel / date demande / date relance à J+7 / date entretien / commentaire

5. Faire un mail de demande d'échange le jour même, 3 à 4 phrases pour expliquer le Pour Quoi et déjà proposer quelques disponibilités dans les 2 prochaines semaines si il n'y a pas de vacances scolaires, 3 sinon

6. Penser à relancer au bout d'une semaine si pas de réponse

7. Préparer l'entretien en lançant une recherche approfondie sur un outil d'IA générative comme l'un des 2 sites ci-dessous pour être plus riche d'info sur le coeur du projet pro (par exemple pour le talent management le prompt pourra être en français: "peux tu me résumer les plus récentes recherches sur le talent management?"):


vendredi 9 mai 2025

Réguler ses drivers pour tendre vers l'équilibre

Quand j'avais 15 ans, mes parents m'ont offert une superbe chaine intégrée Philips pour mon anniversaire et mon Noël. Elle trône toujours dans mon salon et fait aujourd'hui plus office d'objet de déco que d'autre chose. Pourquoi je vous parle de cela ? Car il y a sur cette chaîne ce que j'appelle l'equalizer que l'on doit traduire par balance en français: il s'agit de 5 échelles à faire bouger pour avoir le meilleur son. Tenez, je vous mets une image ci-dessous:


Il en va de même et à de multiples égards pour l'humain quant à savoir si le son est juste, si il est à l'équilibre. Si je prends cette image, c'est aussi pour faire référence à un outil de psychologie que j'utilise parfois en coaching qui s'appelle les drivers de l'Analyse Transactionnelle (imaginés par Taïbi Kahler) et justement il y a en 5 comme suit:

- Fais vite         
- Fais un effort   
- Sois fort           
- Sois parfait
- Fais plaisir  

De quoi s'agit-il ? D'injonctions que chacun.e d'entre nous a eu dans son éducation, dans sa famille, à l'école, etc. tout cela avec - on part de ce principe là - une bonne intention. Certains drivers vont être plus engrammés chez certain.e.s d'entre nous.
Le test ci-après vous permettra de voir la hiérarchie de ses drivers chez vous: Test des 5 drivers

Je me rappelle d'ailleurs à ce sujet l'autre jour dans le train, une maman seule avec ses 2 enfants je suppose de 3 et 6 ans. La plus petite était invitée à faire vite alors que le train arrivait dans la gare de destination et que la petite voulait jouer.

Alors, est-ce un avantage ou un inconvénient ces drivers ? En fait, c'est un peu des 2 :-) Ils sont à la fois des facteurs de motivation et des messages qui peuvent nous empêcher d'agir en conscience et liberté.
En effet, ils vont majoritairement être des forces et faire partie de nos talents. Cependant parfois, il vont être en excès (notamment en situation de stress) et il va s'agir de les réguler, d'en diminuer l'intensité et se passer par exemple les messages suivants:

- Fais vite            => je ralentis
- Fais un effort    => je peux dire non
- Sois fort            => je peux demander de l'aide
- Sois parfait       => je lâche prise (mieux vaut fait que parfait :-)), c'est ok de parfois faire des erreurs
- Fais plaisir        => je peux penser à moi

Vous voulez en savoir un peu plus, en parler ? Ecrivez-moi à cr.invicem@gmail.com pour prendre rendez-vous :-)

A bientôt,

Cyril

jeudi 13 février 2025

Lâcher prise, lâcher prise... facile à dire...

J'écoutais l'autre jour Le Grand Atelier en podcast avec l'interview du danseur étoile de l'Opéra de Paris Germain Louvet que je cite: "la beauté... c'est le moment d'abandon où on peut vraiment être sur le fil entre la justesse du jeu et l'instant de grâce". Nadia Tereszkiewicz son invitée parlait aussi ainsi : "trouver une liberté, un abandon,... trouver des moments de lâcher prise et de grâce parce qu'on sait où on va et on sait ce qu'on fait". Bref, dans la danse comme dans le travail d'acteur, les deux semblent dire qu'ils ont tellement répété que cela permet le lâcher prise dans leur prestation.

J'étais ce matin à une masterclass de danse avec Emmanuelle Huynh qui nous transmettait des enseignements de ses maîtres à elle dont Odile Duboc. Elle parlait de ce travail de préparation, des ces heures passées à improviser avec Boris Charmatz avant de trouver la justesse, la grâce. J'avais pu la veille admirer le travail des 2 dans un superbe duo "Etrangler le temps" sur un boléro de Ravel dans le cadre du festival de danse Les Hivernales à Avignon.

Tout cela m'a vraiment parlé, dans mon cas s'agissant de mes conférences, de mes cours et formations. Quel bonheur d'être à l'aise, de connaître le cadre pour pouvoir s'en détâcher, y revenir, etc. Personnellement j'aime revisiter ma trâme la veille ou quelques heures avant grâce à un mind-map ou carte mentale qui va me permettre de lâcher prise dans la performance.

Et vous, comment ça se passe votre lâcher prise?