lundi 16 septembre 2019

Les 7 bons conseils carrière de Bruce Sprinsteen

J'ai vu ce dimanche le film "Music of my life" de Gurinder Chadha: c'est l'histoire d'un adolescent pakistanais dans la ville de Luton qui va trouver sa voie grâce à la musique de Bruce Springsteen, grâce au Boss :-)


Bruce Springsteen, j'en suis moi-même fan. Il a accompagné mes révisions de BAC, de concours de prépa, etc: la chanson "Lucky Town" était la scansion de ces moments d'apprentissage; je la mettais à fond, je chantais et je pouvais repartir réviser.

L'idée a de suite germé au sortir du film d'un article où quelques bonnes paroles du boss pourraient être de bons conseils carrière. J'en ai donc sélectionné quelques unes que je vous livre:

  1. "Talk about a dream. Try to make it real" / Soyez clair sur ce que vous voulez. Dans la lignée de la phrase de Sénèque "il n'est de vent favorable à qui ne sait où il va", clarifiez votre projet professionnel et vous l'atteindrez plus facilement.
  2. "Nothing will be handed to you. Go out and conquer" "When it comes to luck, you make your own" / Certains me disent parfois "j'ai eu de la chance". On dit que cette phrase est typique d'un.e pessimiste. Quand je creuse avec un client cette supposée "chance", il y a toujours des actions derrière, voire de la persévérance.
  3. "Nobody wins unless everybody wins" / Donnez avant tout et n'attendez pas de recevoir des personnes à qui vous avez donné. La logique de générosité est systémique. Vous aurez les fruits d'une façon ou d'une autre et tout le monde en sortira gagnant.
  4. "If you're good, you're always looking over the shoulder" / Soyez conscient de la concurrence, de ce qui vous en rapproche, de ce qui  vous distingue d'elle. Interrogez sur le sujet, ne laissez rien au hasard. Surtout s'agissant de votre TOP1, TOP3, TOP5, soignez la perfection.
  5. "There is no right way, no pure way of doing it. This is just doing it" / Osez y aller. Osez rêver grand. Il n'y a rien de pire que les regrets. Tentez votre chance. Distinguez vous. A ne pas prendre de risque et à faire comme tout le monde, le pire risque est de passer sous les radars et en recrutement, c'est l'échec assuré!
  6. "Baby we were born to run" / Connaissez-vous bien pour bien parler de vous et aller vers ce qui vous va bien :-)
  7. "Open your ears, open your hearts. Don't take yourself too seriously and take yourself as seriously as death itself" / Osez les contradictions: ayez confiance en vous et en même temps doutez un peu :-). Un peu de vulnérabilité rend humain et fait partie du charisme.
Make your luck!

A bientôt,

Cyril

mercredi 31 juillet 2019

La colère, ce messager d'un besoin de changement (inspiré d'un conte de Grimm)

La colère compte parmi les principales émotions, quelque soit le modèle que l'on prend, celui à 4 ou à 6 comme Ekman qui parle de la colère, la joie, la peur, la tristesse, la surprise et le dégoût. Les émotions sont un superbe baromètre. Nous ne sommes pas nos émotions car c'est un état passager. Les émotions nous traversent comme un nuage passe dans le ciel. Et nous devrions les observer comme telles et dialoguer avec elles. C'est ce que je permets à mes clients en tant que coach. C'est ce que je me permets à moi-même quand je suis le protocole d'auto-empathie de la CNV (Communication Non Violente) qui part de l'Observation des faits, passe par les Sentiments ou émotions, le (s) Besoin (s) puis enfin la Demande (modèle OSBD).


Je reviens de Brême, ville hanséatique du nord de l'Allemagne. Une exposition m'a marqué: une rétrospective sur les musiciens de Brême au musée des Beaux Arts. Ce conte des frères Grimm a justement été publié il y a 200 ans, en 1819! Le titre de l'exposition est "Tierischer Aufstand", soit révolte animale. Le conte de Grimm est en effet un conte ô combien politique! Pensez-vous: 4 animaux (un âne, un chien, un chat et une poule) qui sont délaissés de part leur grand âge etc. et qui décident de se révolter contre cette situation et de devenir musiciens à Brême...


La colère a cela de bien qu'elle nous met en mouvement. Si on la canalise, ce mouvement peut donner de belles choses notamment en terme de changement. Encore faut-il bien traduire le message de  la colère, le besoin qu'il y a derrière qui n'est a priori pas nourri ou mal nourri et dont elle est le messager. Quel (s) besoin (s) dois-je nourrir pour calmer la colère et du coup quelle (s) action (s) entreprendre?

Quand il s'agit de la carrière, la colère au travail peut transmettre des messages sur un besoin insatisfait. Deux solutions alors:

- soit je réussis à nourrir le besoin dans le temps souhaité dans le cadre de mon poste actuel (après l'avoir identifié, je me donne les moyens de le satisfaire ou je demande à celui/celle qui peut aider),

- soit je dois chercher à le nourrir dans le cadre d'un nouveau projet professionnel. Refaire le fil des colères au travail permet de mettre le doigt sur une série de besoins et de faire ce que j'appelle la roue du travail, à savoir la liste des 5 à 8 éléments qui doivent être là pour que je sois heureux au travail.

Quelques éléments que l'on peut y trouver en vrac: la reconnaissance, le challenge, l'innovation, une atmosphère créative, un bon esprit d'équipe, ...

A vous de jouer: refaites le fil de vos colères passées au travail et établissez ainsi votre liste de besoins professionnels :-)

A bientôt,

Cyril


jeudi 11 juillet 2019

Comment échanger vos contacts sans papier avec un Smartphone?

Bonjour,

Je vais vous parler de quelque chose qui est sûrement déjà évident pour beaucoup d'entre vous mais aussi forcément encore inconnu pour d'autres. C'était mon cas jusqu'à il y a 3 jours.

Le contexte: je suis en formation pour me certifier sur le modèle FOURSIGHT, soit les 4 préférences du processus créatif: CLARIFICATEUR, IDEATEUR, DEVELOPPEUR, REALISATEUR. Lors d'une pause, je parle avec Catherine qui est en formation avec moi et nous souhaitons échanger nos contacts. Nous réalisons tous deux que nous n'avons pas nos cartes de visite papier. Instantanément je lui dis qu'il doit y avoir une solution, qu'il suffit comme souvent de poser la question à Google. Le moteur de recherche me route sur un article de 2015 en parlant de LinkedIn. Las de voir une litanie d'articles et n'ayant jamais affectionné particulièrement les guides utilisateurs, je me mets sur LinkedIn et trouve intuitivement très vite le menu en question:


Catherine pose alors son smartphone sur mon image et récupère mes coordonnées. La lecture du code QR permet la reconnaissance.

Dans le détail, sur LinkedIn, voici les étapes pour arriver à cet écran de code QR LinkedIn:
- Ouvrir l'application Linkedn sur votre smartphone;
- Cliquer sur les 4 carrés à droite de la barre de menu
- Choisir l'onglet "Mon code" des 2 onglets proposés alors et le tour est joué!

Il n'a jamais été aussi facile d'échanger ses coordonnées! Merci LinkedIn :-)

lundi 3 juin 2019

Le titre de votre fonction est-il le reflet fidèle de vos responsabilités?

Il existe en France une nomenclature des emplois définie pour les secteurs public et privé par l'Etat par le biais de l'agence INSEE (Institut National des Statistiques et Etudes Economiques). Elle distingue 6 catégories de professions:
1. Les agriculteurs
2. Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise
3. Les cadres et professions intellectuelles supérieures
4. Les professions intermédiaires
5. Les employés
6. Les ouvriers

L'emploi est mentionné dans le contrat de travail, de même que la fonction. L'emploi répond à la nomenclature définie en France. La fonction est un titre qui précise le rôle que vous exercez au sein de l'entreprise, votre position hiérarchique, etc.
La fonction est un élément important de la négociation d'un contrat trop souvent négligée par les candidats.


Voici 2 exemples pour donner à voir de la pratique sur la question :
- Une personne prend un poste de responsable-adjoint d'un département. Elle a la même hiérarchie que le responsable et la même fiche de poste, les mêmes objectifs qu'ils doivent se partager de manière autonome. Dans ce contexte, il est clair qu'elle est Co-responsable. Elle demande et obtient le changement.
- Une autre personne prend un poste à temps partiel (80%) de consultant pédagogique et accepte la fonction qui va avec. En fait, elle se rend compte a posteriori qu'elle porte l'entière responsabilité de la fonction Formation en direct avec la direction générale. La fonction est créée avec elle et elle a l'entière responsabilité de tout le programme. Bref, cela va bien au delà d'une fonction de consultant pédagogique. La personne est en fait Responsable de l'offre Formation voire Directeur Formation. Elle ne cherche pas spécifiquement à changer la fonction car elle est motivée et se dit qu'il s'agit d'un détail. A posteriori, c'est une erreur de sa part. Le titre de consultant pédagogique (un consultant est plus souvent le titre d'une personne extérieur à l'entreprise), en plus du fait qu'elle est à 80% font que de nouveaux collègues ne l'incluent pas dans toute la communication interne et l'excluent peu à peu de l'entreprise. Une nouvelle direction arrive qui ne prend aucunement le temps de rentrer en relation avec elle. Pire, elle la rétrograde. La personne choisit alors de partir.

Cela vous parle? Ces 2 exemples montrent que beaucoup de choses se jouent sur le titre d'une fonction pour la personne. Ce dernier est en effet un élément clair de reconnaissance du rôle et des responsabilités. De même et le 2ème exemple en est une belle démonstration, ce titre va de manière plus ou moins consciente jouer sur l'environnement de la personne dans la perception que les gens vont avoir de son rôle et de ses responsabilités.

Il est donc important que le titre de votre fonction soit le fidèle reflet de votre rôle et de vos responsabilités. Est-ce le cas pour vous?
Quel risque courez-vous à faire preuve d'assertivité vis à vis de votre boss pour que votre fonction reflète bel et bien vos responsabilités? Quel risque courez-vous à ne pas le faire?

Si vous avez besoin d'aide, je peux vous accompagner sur le sujet.

#nomenclaturedesemplois #ROME #emploi #fonction




mercredi 15 mai 2019

Mon histoire de boite de chocolats

Y-a-il de bons chocolats dans votre boite? Et comment est la boite?

Je me faisais la réflexion l'autre jour que parfois je travaille pour une boite parce qu'un joli chocolat m'y attire. Cela commence quasiment toujours ainsi avec mes clients: un joli chocolat se présente et le contact est là. On part pour une collaboration. Chemin faisant, je rencontre d'autres chocolats plus ou moins assortis selon et je valide que l'écosystème (la boite) est alignée avec ce que je souhaite. Il y a accord et l'envie de travailler plus en avant ensemble, de continuer le chemin. Ca, c'est le scénario idéal. En 7 ans disons 1 collaboration sur 2 s'est passée ainsi.

Et puis il y a les cas où chemin faisant, je me rends compte que dans la boite certains chocolats sont vraiment mauvais, voire que la boite entière l'est. Il n'y a plus que mon joli chocolat de départ. Parfois, avec la durée, même le joli chocolat finit par dysfonctionner lui-même... Aie. Cela vous rappelle quelque chose?

Bien sûr ma dichotomie est caricaturale. Il y a entre les 2 tout un continuum et une grande variété de situations. L'expérience me l'a montrée. Vous aussi je suppose.

La question est que faire? Mon conseil est de faire le point sur ses besoins dans la collaboration et de décider ensuite. Ce conseil-là, je l'applique à moi-même très consciemment depuis février 2017: suite à une expérience très nocive avec un client, je me suis fait cette promesse de n'avoir que des collaborations joyeuses. Un peu comme Marie Kondo et sa technique du rangement: elle prend un vêtement et se demande "toi, dans les 5 prochaines années, vas-tu m'apporter de la joie?". La réponse est oui elle garde, la réponse est non: elle jette! Simpliste oui! Efficace oui :-) Bon OK les besoins vont être plus variés et la jauge aura une échelle de 1 à 10. Puis décision.

Encore mieux: tenter de prévenir plutôt que de guérir et donc mieux baliser l'entrée en relation en posant la question de la confiance: qu'est-ce que la confiance pour toi? A quoi dois-je faire attention pour que l'on ait une bonne entente? Ecouter la réponse et donner votre version à vous.

Voilà, belle journée :-) La vie est une suite d'expériences exaltantes. Encore plus depuis février 2017 dans mon cas!

dimanche 23 septembre 2018

12 leçons du Camino : comment la marche vers Saint Jacques transforme…

Il y a un peu plus de 4 mois, le 8 mai 2018, j’atteignais Saint Jacques de Compostelle au terme de 40 jours de déambulation, parcourant ainsi 800 kilomètres dans le nord de l’Espagne en partant de Saint Jean Pied de Port. Pendant tout le voyage à pieds, j’ai tenu un journal et à la fin je me suis questionné sur les apprentissages. Ce voyage je l’ai vécu avant tout comme un rêve et comme une expérience pour voir sur moi en quoi ce chemin pouvait être une voie de transformation. Notamment en tant que coach carrière pour en parler, le conseiller aux autres.
Le temps de revenir et me voilà aujourd’hui vous livrant mes leçons du camino (chemin en espagnol). Il existe plusieurs chemins en Europe qui mènent au tombeau de l’apôtre Jacques. Celui que j’ai suivi s’appelle le « camino frances » ou « chemin français » dans la langue de Cervantes. Mon témoignage est forcément quelque chose de subjectif. J’avais lu pas mal de livres de pèlerins sur le sujet avant de partir et j’ai rencontré plusieurs pèlerins récidivistes qui ont partagé avec moi leurs ressentis, leurs leçons de caminos précédents. Je me retrouve parfois dans leurs retours, parfois pas. Si vous connaissez le chemin, il en sera de même pour vous à me lire.


1. RALENTIR : dès le deuxième jour, je comprends que cela n’a pas de sens d’arriver trop tôt (midi) à l’étape. Donc je marche à mon rythme toujours bien sûr (soit assez soutenu) mais je prends le temps le matin de lire le journal local, qui sait de m’arrêter déjeuner même à quelques kilomètres de l’étape. De retour, c’est quelque chose que j’expérimente encore plus comme par exemple la pause « lecture de Libé ou du Monde » dans une matinée de télétravail, etc.

2. ADMIRER LA BEAUTE DU MONDE : Dostoievski dit « la beauté sauvera le monde ». Je pense que la beauté, au sens beauté de l’univers telle qu’elle se manifeste dans la nature jusqu’aux œuvres artistiques, engendre des expériences émotionnelles qui nous rapprochent de Dieu. C’est la facette spirituelle du voyage que j’ai vécu bien sûr. Il s’est agi avant tout de la beauté de la nature et de la beauté des églises qui m’ont mis face au spirituel au sens large moi l’agnostique qui ai été élevé dans la religion catholique. Ces expériences du beau, je les vivais bien sûr avant le voyage mais le camino a mis plus de relief à ses expériences dans ma vie. Au retour, j’en fait l’expérience avec plus de conscience et je pense en avoir augmenté la fréquence.


3. SOURIRE AUX GENS : et il faut ajouter et surtout à ceux qui ne sourient pas car c’est eux qui en ont le plus besoin. J’ai vu cela écrit quelque part sur une pancarte sur le chemin et cela m’a marqué. Ceux qui ne sourient pas ont souvent une bonne raison : tristesse, etc. et bien sûr c’est évident qu’ils ont peut-être encore plus besoin d’en recevoir, des sourires. C’est la logique du don : tu ne me souris pas et pourtant je choisis de te sourire. De retour à Paris, les mines renfrognées du métro, je vous souris, n’est-ce pas ? 

4. 1 JOUR A LA FOIS : le camino, comme toute parenthèse (ou mini-retraite comme le dit si bien Tim Ferriss dans « la semaine de 4 heures ») est un espace-temps incroyable. C’est la 3ème fois que je connais ce sentiment après 2007 où j’ai fait un tour du monde autour de projets éducatifs et environnementaux et 2012 avec un break estival de 6 semaines en Argentine. Alors voilà tout ça pour dire que malgré l’objectif qui peut paraître énorme (800 kms), il ne s’agit au final que de 40 fois 20 kilomètres. Vu comme cela c’est plus simple. A mon retour, j’ai encore plus conscience que de lotir un objectif en sous objectifs est aidant.

5. SUSPENDRE LE JUGEMENT : j’ai toujours su que j’étais plus indulgent sur les gens d’autres pays que sur mes compatriotes car j’ai toujours supposé la différence culturelle comme une raison possible et du coup cela m’a invité à de la tolérance. L’idée de cette tolérance sur le chemin, elle m’est notamment venue d’un graffiti à Sarria, proche de l’arrivée : ne pas se moquer de ceux qui commence près de l’arrivée. Très bien vu. Bon alors… le prochain qui me double à la file du supermarché… je lui souris 😊

6. #BLACKHUMOUR : la meilleure preuve est peut-être mon commentaire précédent. J’ai intégré par des retours sympathiques de mes 2 camarades de marche australiennes que cela était un de mes traits de personnalité et au final un atout. De retour, j’assume !

7. LA CAMINOTHERAPIE : c’était le test, le terme je l’ai vu et bien sûr ce néologisme sublime m’a parlé. Bref, il me faudra quelques mois et quelques années pour en mesurer la puissance mais c’est pour moi une évidence comme le dit Thoreau dans son court essai « Marcher » que j’ai lu sur le camino, marcher est thérapeutique. De retour à Paris comme depuis le début du fiasco du Vélib je marche dans Paris et c’est assez chouette c’est vrai. La marche parfois méditative me permet de me poser.


8. MEDITATION : en lien direct avec le point précédent, c’était parfois en pleine conscience sur des morceaux du chemin que j’ai médité. Après le stage de MBSR fait cet hiver, de retour, la prochaine étape sera le désormais incontournable Vipassana (retraite méditative de 10 jours en silence).

9. DISCUSSIONS CREATIVES – « COACHING CORNER » : un camino est unique car les personnes que l’on rencontre sont là juste sur celui là dans leur masse. Ainsi j’ai rencontré de nombreux récidivistes ! Ces rencontres donnent lieu à de belles discussions. La notion de « Coaching Corner » est l’idée farfelue d’installer quelque part sur le chemin un coin du coach pour coacher les pèlerins en besoin. De retour, je me dis que l’idée suivra son cours…

10. SUIVRE LES FLECHES JAUNES : le camino est super bien balisé… avec des flèches jaunes. Il y a une vraie forme de légèreté à suivre un chemin balisé. Contrairement aux randos que je peux faire où il faut repérer la trace, la suivre avec attention, là le camino se veut plus léger. De retour à Paris, c’est l’idée qui m’est parfois difficile de suivre la voie convenue, de refaire quelque chose à l’identique. J’en mesure plus les avantages, sachant que toujours la place est là d’exercer sa liberté.

11. PRENDRE SOIN DE SON CORPS : le camino est une épreuve pour le corps et notamment pour les pieds. Bref, j’ai appris à les masser, le matin, à mi-étape et à l’arrivée. De retour à Paris, c’est un rituel que je maintiens dans les marches. Je ne le faisais pas auparavant.

12. CE QUI COMPTE PLUS QUE TOUT C’EST L’EXPERIENCE, PAS D’ARRIVER
« Caminante no hay camino. Se hace camino al andar. Y al volver la vista se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar »
« Toi qui marche il n’y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant et lorsqu’on se retourne on voit le sentier que jamais on n’empruntera à nouveau »

C’est la grande leçon du camino. C’est la vie. Arriver, c’est le blues souvent et on veut autre chose, souvent plus haut, plus grand, etc. Il s’agit donc d’apprécier le chemin pour lui à l’échelle du mois, de la journée, de l’heure, sans s’ presser… de vivre l’instant présent et de le savourer pleinement. De retour, l’idée de tout ralentir pour savourer tout encore plus est devenue centrale. Il s’agit alors d’assumer ce ralentissement dans un système à l’opposé où tout va plus vite à chaque seconde.

Alors, vous partez quand?


samedi 2 juin 2018

Quand partir / quitter son poste ?

Deux départs à 2 jours d'intervalle en Espagne ont fait écho en moi. Celui de Zinédine Zidane qui annonce le 31/05/2018 qu'il arrête d'entraîner le Real Madrid et celui de Mariano Rajoy qui s'en va du poste de Premier Ministre du Royaume d'Espagne en tombant sous le coup d'une motion de censure.

Et vous? Etes-vous toujours parti(e) au bon moment? Dans votre poste actuel, quand est-ce que serait le bon moment de partir?



J'accompagne actuellement plusieurs client(e)s qui se posent ces questions, certain(e)s prenant un PSE, certain(e)s tentant de négocier une rupture conventionnelle, d'autres essayant de convaincre qu'ils peuvent se mettre en mobilité pour aller vers autre chose.
Alors d'abord comme d'habitude, il s'agit d'avoir conscience de ce qui est bien pour vous et ensuite seulement de voir si vous êtes plus ou moins maître(-sse) de votre destin.
Les deux premières questions de l'article sont un bon point de départ...