lundi 17 octobre 2022

3 clés pour créer le "fit" avec un recruteur

Ces jours-ci, je coache comme chaque année des étudiants de Finance bientôt diplômés dans une brillante école de commerce française. Plusieurs, et c'est finalement assez nouveau m'ont posé la question du "fit" que l'on pourrait traduire par la bonne qualité de lien nouée avec le recruteur.

En bon coach, je leur ai renvoyé la question et souvent, basé sur leur propre expérience à chacun, en scannant leurs entretiens à succès passés, ils ont pu discerner quelques ressources propres et autres bonnes pratiques.

Au final, je résumerais le tout en 3 points:

- Reformuler en synthèse les propos du recruteur et valider quand cela vous semble pertinent. Reformuler aussi parfois les questions avant de répondre. Le recuteur se sentira bien écouté, bien compris. Vous lierez clairement vos propos aux siens. Cela appuiera par ailleurs vos qualités d'analyse et de synthèse. Cette technique est une des techniques de négociation de base. Utilisez-la!

- Sortir des expériences trop professionnelles dans au moins sur une illustration, sur la réponse à une question, etc., donner à voir qui l'on est en tirant une expérience personnelle, sportive, associative. Il y a fort à parier qu'on le fera avec une belle énergie. Il est important en tant que candidat de donner à voir un maximum de facettes de sa personnalité!

Le +: qui sait vous aurez googlé le nom du recruteur et étudié son identité numérique pour voir à présenter quelque chose qui peut plus résonner

- Inviter à un moment donné le recruteur à fendre l'armure: qui est là derrière ce tailleur, ce costume de recruteur. Pour ce faire, poser une question sur la façon, la manière qu'il/elle a de faire... / de manager... ou autre. Valider la réponse par un "super" ou quelque chose similaire et si vraiment cela vous semble trop superficiel, n'hésitez pas à dire "vous pouvez m'en dire un petit peu plus, cela m'intéresse". N'oublions pas, même si le recruteur en France a toujours la facheuse tendance d'être en position haute (a contrario de pays anglo-saxons) que l'entretien est un exercice de prise de connaissance mutuelle où en thérorie aussi bien le candidat que le recruteur doit convaincre l'autre :-)

A vos costumes/tailleurs! 

Belle journée,

Cyril

jeudi 1 septembre 2022

Finies les tracances, vive la rentrée!

Aujourd'hui, c'est la rentrée des classes. Alors finies les #tracances et vive la rentrée. 

Les tracances, c'est le fait télétravailler sur son lieu de vacances comme on le voit sur cette vidéo de Karim Duval - https://www.youtube.com/watch?v=XNB24b4toMc

Il s'agit d'un mot valise.

C'est pourtant un vrai phénomène que les indépendants pratiquent depuis des années et que l'on appelle couramment "digital nomad". De mon côté, c'est ma réalité depuis 10 ans, une réalité pourtant toujours incomprise par beaucoup de gens qui pensent encore parfois "feignasse" quand je travaille de Valencia (comme ces jours-ci).

Les chiffres sont là quand même pour l'été 2022:
  • 1 cadre sur 3 est séduit par les tracances!
  • 1 cadre travaille en moyenne 7h par semaine pendant ses vacances!
Rien ne va plus. Heureusement c'est la rentrée, finies les tracances! Ouf!

Le droit à la déconnexion a fait long feu. A-t-il jamais existé? Comme le disait une chercheuse sur les chartes sur un autre sujet, tant qu'on se borne à faire des chartes mais que le top management ne montre pas l'exemple, les chartes restent lettre morte.
Je vois pour ma part des cadres de plus en plus épuisés en 10 ans. N'est-il pas urgent de prendre soin de vous et d'être assertif (oser parler de votre besoin) sur ce sujet? Le risque sinon, c'est peut-être résumé sur ce dessin de Pascal Gros:


Si vous voulez, on en parle. En attendant, que la rentrée soit douce :-)

P.S.: Cet article est librement inspiré du Club de 28 minutes du vendredi 19/08/2022

mardi 4 mai 2021

Et si Napoléon nous donnait des conseils Carrière?

 Le 5 mai 1821, Napoléon 1er mourrait à Saint Hélène à l'âge de 51 ans. A l'occasion de cet anniversaire, je me suis amusé à choisir certaines citations qui lui sont attribuées comme autant de conseils carrière potentiels. Je prends la responsabilité de mes interprétations, voire détours et vous invite à trouver vos propres résonances avec les mots de ce grand personnage historique. Lisez bien jusqu'à la fin car il y a une SURPRISE...


  • "L'art de gouverner consiste à ne pas laisser mourir les hommes dans leur poste"
Je l'ai vu dans les grands groupes où je travaillais. J'ai parfois du me battre pour faire évoluer plus rapidement de jeunes potentiels qui sans un move rapide allaient partir à la concurrence. Ce devrait être selon moi le combat des RHBP des grands groupes qui osent rarement prendre en compte cette donnée clé! En 2021, dire qu'un poste c'est 30 voire 36 mois, c'est has been :-) OK boomer ?
  • "La répétition est la plus forte des figures de rhétorique"
J'accompagne la préparation de pitchs pour des salariés ou des entrepreneurs. La répétition, figure de style est bienvenue surtout quand on a un bon slogan qui claque à mettre d'entrée et à répéter à la fin, par exemple. Aussi choisir une ligne sémantique est top. Enfin, sur les profils sur les réseaux sociaux comme LinkedIn, la répétition des mots clés est prise en compte par les algorithmes donc là encore, c'est un axe à privilégier.
  • "L'art d'être tantôt très prudent et tantôt très audacieux est l'art de réussir"
Quand je lis cette phrase, je pense à un principe de management en vogue dans mes années SGCIB: "courage et discipline". Je dis toujours à mes clients qu'il faut oser mais que cela demeure leur responsabilité. En recrutement, le plus grand risque est de ne pas oser et donc de passer sous les radars de recruteurs. Dans des contextes très compétitifs, le prise d'initiative, l'audace payent! La prudence dès lors pourra être par exemple de cerner en amont le contexte, les personnes pour mieux ajuster la dose d'audace :-)
  • "Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive avec un système"
Ou quand rigueur peut engendrer rigidité. Je pense là au grand projet de l'aéroport de Berlin qui a eu plusieurs années de retard... et aux Allemands. Des cabinets de recrutement londoniens m'ont toujours dit que les Français à la City étaient appréciés pour leur adaptabilité. L'année que j'ai passée à Berlin en 2019 m'a fait vraiment sentir la différence culturelle: souvent confronté à la rigidité du système, j'ai pesté et je me suis senti tellement français! Dans le recrutement, il va s'agir d'adapter sa recherche au contexte. Je donnais une conférence la semaine dernière et bien sûr l'adaptabilité dans un contexte comme celui de la Covid-19 est une qualité de grande importance pour aller vers le succès.
  • "Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours"
Le saviez-vous? Dans les années 2000, Paris Match a essayé de changer son slogan "Le poids des mots, le choc des photos" mais comment se passer d'un si bon slogan ? Ils y sont revenus. Les Neurosciences à la mode aujourd'hui donnent toute l'explication. Alors oui, faites des dessins, mettez des images à vos supports. Parlez en images et en métaphores. Vous aurez plus d'impact !
  • "Il y a des gens qui se croient le talent de gouverner par la seul raison qu'ils gouvernent"
Je donnais un cours la semaine dernière à des IMBA d'une grande école de commerce "Becoming a Leader". J'y parlais notamment du leadership rationnel (où l'autorité vient du titre, de la position), théorisé par le sociologue allemand Weber. Il est évident que le poste ne suffit pas à faire d'un leader un bon leader. Scannez vos boss passés. Combien étaient selon vous de bons leaders?
  • "On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir: un chef est un marchand d'espérance"
En lisant cette phrase, je pense tout de suite à nos dirigeants en Europe et à celles et ceux de notre pays. Jacques Attali, qui a conseillé tous nos présidents depuis François Mitterrand, a cette phrase: depuis Mitterrand, aucun président n'a su offrir une vision à la France. En dehors du fond, sur l'état d'esprit, cela me fait mal mais je pense qu'Attali a raison. Dans les entreprises dans lesquelles je suis passé, j'ai rencontré trop de gestionnaires et peu de marchands d'espérance qui savaient dépeindre une vision positive à même d'embarquer les troupes!
  • "L'art le plus difficile n'est pas de choisir les hommes mais de donner aux hommes qu'on a choisis toute la valeur qu'ils peuvent avoir"
Je pense immédiatement à cette notion de "Servant Leadership" popularisé dans les années 70 par Greenleaf. Il s'agit de déléguer et de mettre en avant, de reconnaître la valeurs des hommes et des femmes, d'offrir des opportunités de grandir et de leur offrir les lauriers. J'ai eu le privilège d'avoir une boss fabuleuse Lorraine Boxall quand j'avais 29 ans. Elle avait cette posture avec moi et m'a montré l'exemple. J'ai eu cette chance d'être à bonne école et j'espère avoir inspiré aussi en tentant toujours d'agir au service des talents autour de moi.
  • "Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire"
Cette citation me renvoie vers ma citation préférée de Goethe "Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie". Quel est ce projet qui vous taraude et que vous laissez de côté? Et si vous pouviez vivre de votre passion? A ce titre, je vous invite à aller voir ce programme pour lequel je vais accompagner un  groupe dans quelques jours: Surprise



La mort de Napoléon - Charles de Steuben (vers 1828)





lundi 8 février 2021

Ce que les Neurosciences nous disent pour réenchanter la formation

Bonjour à toutes et à tous,

Depuis 9 ans au moins, je suis formateur (et enseignant) sur des thèmes liés au mangement, à la carrière et aux soft skills. J'ai suivi plusieurs formations de formateur dont la plus récente à Berlin - 35 heures en février 2020. Je définis ma pédagogie par ce concept d'"Action Learning" qui assume un déséquilibre entre la théorie (20%) et la pratique (80%).

Je suis aussi régulièrement formé car, notamment dans mon rôle de coach, la formation continue fait partie de la déontologie.

Je suis un apprenant assez souvent insatisfait, je dois le reconnaître, de la forme sous laquelle sont dispensées les formations que je suis amené à suivre. J'ai longtemps cru que j'étais particulièrement difficile et que globalement nous apprenants étions bien trop bienveillants dans nos évaluations de ces journées. J'ai maintenant, suite à la lecture d'un livre - cf. image ci-dessous - (qui fait suite à de nombreuses autres lectures si je suis honnête depuis 9 ans) la conviction que nous formateurs devons tous urgemment mettre à jour notre logiciel en prenant en compte ce que les neurosciences ne cessent de nous révéler depuis plus de 30 ans et que les Canadiens, précurseurs appliquent depuis tout ce temps. Il y a 25 ans justement, j'étudiais au Canada et j'avais déjà eu un avant goût de cela, après 2 années d'enseignement magistral dans une Ecole de Commerce.

Je tente de résumer ci-dessous ce que nous formateurs devrions prendre en compte et ce que nous apprenants devrions exiger des formateurs pour faire que chaque journée de formation soit une vraie expérience exaltante. 

A taire nos exigences d'apprenants (souvent par manque de conscience de nos besoins), nous ne rendons service à personne et surtout pas aux formateurs. Comme le dit très bien le pape francophone de la CNV (Communication Non Violente) Thomas d'Ansembourg dans son bestseller, il convient de cesser d'être gentil et d'être vrai pour notre bien-être à tous! Le secret comme toujours et c'est ma conviction: Conscience + Assertivité = Bonheur


Quels sont donc ces grands principes que les chercheuses et chercheurs en neurosciences nous ont révélé et continuent de nous révéler pour réenchanter la pédagogie ?
  • 67% des enseignants-formateurs transmettent comme ils ont appris. Il est urgent de se poser la question sur les attentes des apprenants. La carte des multiples apprenants peut être simplifiée avec un modèle comme celui des couleurs (DISC de Marston), ce que le livre propose mais tout modèle de personnalité pourra aussi être retenu pour faire cette lecture des apprenants.
  • Il est important d'annoncer la destination, les finalités (le sens) et la progression envisagée pour l'atteindre (le programme ou plan de travail). Tout au long de la formation, il s'agit de mettre l'emphase sur le sens ("dans la vie, cela vous servira à chaque fois que...")
  • Il est important d'intégrer les biorythmes, à savoir la courbe d'énergie des apprenants tout au long d'une journée. Fort de cette connaissance, le déjeuner doit être suivi a minima d'une heure de capsules action
  • Il est clé de varier les modalités pédagogiques avant, pendant et après le bloc de formation. Par exemple, dans les pays anglo-saxons, Canada en tête, les classes inversées sont depuis longtemps une pratique courante: le contenu est appris en amont du "pendant" où le formateur facilitateur va organiser les échanges et faire expérimenter avec par exemple des jeux de rôles le contenu. 
  • Il convient de varier les activités (les auteurs parlent de capsules) toutes les 10 minutes et de donner du rythme par une pédagogie active qui laisse la part belle à l'expérimentation des concepts (jeux de rôles, situations des apprenants, etc.). On parle de pédagogie active. L'apprenant retient 90% de ce qu'il dit par le lien avec ce qu'il fait ou ce en quoi il est impliqué. Au-delà du savoir qui aura été exposé en max. 10 min, il s'agit de passer au savoir faire avec par exemple une capsule de mind-mapping en petits groupes sur les expériences des apprenants avant une capsule d'expérimentation, etc.
  • Dans ce temps de 10 minutes, 1 minute pour expliquer le concept (alerter) et donner du sens et 9 minutes pour développer
  • Il faut passer du feedback au feedforward pour que les apprenants n'aient pas peur et ainsi osent plus. Bref, tourné vers l'avenir, faire dire à/dire ce que la prochaine fois la personne pourra modifier/faire de différent. Un excellent article sur le sujet a été écrit par Alain Cardon, un des maîtres coachs en France qui m'a formé: https://www.metasysteme-coaching.fr/francais/feedback-ou-feed-forward-la-est-la-question/
  • Il s'agit d'utiliser la musique en appui pour plus de plaisir
  • Puisque le cerveau ne peut traiter qu'un sujet à la fois, il s'agit de clairement traiter les sujets un par un
  • Les supports pédagogiques seront plutôt peu chargés en texte (20 mots par diapo) et illustrés (images), un mix clé pour éveiller la conscience tout en stimulant l'attention
  • Il convient d'avoir un processus pour renforcer la mémorisation des apprenants. Selon Hermann Ebbingshaus, 90% des apprenants ont oublié ce qu'ils ont appris après 30 jours. Voilà pourquoi il convient de répéter sous une forme différente. Le livre parle de répétition en marguerite avec sur un même sujet un enchaînement de capsules (mind-map, jeu, simulation, échange, quiz, etc.)
  • Une suggestion pour casser le rythme est d'introduire certains sujets par des vidéos
  • Sur le même objectif, il convient d'avoir une bibliothèque de brise-glace ("ice-breaker") qui permettre de redynamiser entre 2 sujets
  • Il est important de connecter la tête et les jambes: 38% des apprenants sont majoritairement kinesthésiques (toucher, mouvement); il s'agit de la plus grande catégorie d'apprenants et pourtant les pédagogies proposées les ignorent souvent. Le discours et la pédagogie doivent appuyer sur les différents sens : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustratif (VAKOG)
  • Accompagner la transposition post-formation pendant 3 à 6 mois. Personnellement sur cet élément, je donne à chaque apprenant une feuille avec 4 sections comme suit, ce qui permet après chaque bloc d'apprentissage (répétitions) de réfléchir au transfert dans la vie de l'apprenant. J'insiste auprès des entreprises pour décomposer les formations en au moins 2 blocs à 4 à 6 semaines d'intervalle pour discuter à partir du 2ème bloc des mises en pratique et des questions éventuelles que cela suscite

"La connaissance des mécanismes du cerveau humain apporte un potentiel illimité dans la compréhension de l'apprentissage et dans l'optimisation des facultés d'apprentissage de chacun" - Jean-Pierre Chagneux et Stanislas Dehaene, professeurs au Collège de France cités dans le livre dans la préface rédigée par Bernard Ramanantsoa, ancien Directeur d'HEC.

Au plaisir de lire toutes les bonnes pratiques / commentaires des formateurs et/ou apprenants qui me liront :-)

Cyril

jeudi 7 janvier 2021

Et si François Mitterrand nous donnait des conseils Carrière?

 Demain le 8/01/2021 cela fera 25 ans que François Mitterrand est mort. 

Le jour de sa mort (le 8/01/1996), je faisais la route Paris-Brême où j'allais m'installer pour ma coopération (CSNA, l'ancêtre du VIA ou Volontaire International en Administration, le cousin du VIE - E comme Entreprise) à l'Institut Français de Brême. A mon entrée en Allemagne, tout juste sortant des Pays-Bas dans ma Clio noire à 4 portes, je me suis arrêté sur une aire d'autoroute et j'ai appris son décès. L'émotion m'a saisi. L'émotion m'a surpris. Et chaque 8 janvier je me souviens. 

Aujourd'hui, je me suis laissé aller à imaginer que François Mitterrand donnait au travers de citations détournées des conseils Carrière. Voilà ce que cela donne:

  • Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l'avenir
  • Pour dire oui, il faut pouvoir dire non
  • Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent
  • La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec
  • L'égalité n'est jamais acquise; c'est toujours un combat
  • Les responsabilités nous envahissent, c'est vrai. Mais sans elles, qu'est-ce qu'on s'ennuie
  • On n'apprend rien par la parole mais tout par l'exemple
  • Gouverner, ce n'est pas plaire
  • Le courage consiste à dominer sa peur, non pas à ne pas avoir peur
  • Dans la vie, il faut essayer d'aménager les cycles qui vont de la lassitude à l'enthousiasme
  • Etre d'accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé
  • L'habitude, ce confort mortel
  • Le destin de la Seine est-il d'arroser Paris ou d'aller vers l'océan?
  • Qu'est-ce que la vieillesse? C'est d'abord perdre la curiosité
J'ai hésité à commenter et finalement je laisse à chacun.e le loisir d'interpréter chaque citation. Chacune résonnera par rapport à votre présent, votre histoire.

Belle journée,

Cyril



jeudi 31 décembre 2020

2021 - se mettre au Bullet Journal pour plus de sérénité

 Bonjour à toutes et à tous,

Je vous souhaite une belle année 2021. Qu'elle vous apporte des moments d'amour - l'amour, à 360° est selon Barbara Frederickson, chercheuse en psychologie positive la plus grande émotion -, la réalisation de vos voeux les plus chers, etc.

Pour ma part, j'ai fait il y a quelques jours le bilan de mes réalisations 2020 et j'ai établi mes objectifs pour 2021. En cette fin d'année 2020, j'ai découvert le Bullet Journal et j'ai décidé de m'y mettre. J'ai déjà acheté un agenda approprié pour cela sur https://boutique.my365.fr/, le semainier couleur Forêt version reliée (photo ci-dessous). Beaucoup de passionné.e.s sur le sujet vont juste acheter un carnet de notes avec des pages vierges et créer leur propre modèle totalement adapté à leurs besoins.

De quoi s'agit-il? D'un outil de gestion du temps, des priorités, des idées (avec des listes appelées collections), de structuration de nos pensées. L'idée n'est pas tant de gagner en efficacité que de mieux s'organiser et qui sait d'avoir plus de temps pour Soi! 

Le Bullet Journal est agrémenté de pages spécifiques ou d'outils spécifiques:

- une page index pour savoir où est quoi dans ce Bullet Journal

- le future log pour les listes les choses à faire dans le futur

- le monthly log (ou weekly selon vos préférences, cumuler c'est possible!) pour lister les choses à faire dans le mois / la semaine...

- les pages quotidiennes ou daily log (pour les fainéants comme quoi qui achètent un agenda déjà pré-établi, c'est selon le format d'agenda)

- les trackers (courses, sport, etc.) pour suivre des activités régulières

- les listes ou collections (livres à lire, films à voir)

- les objectifs et événements sur le mois

L'idée est de faire tenir toute sa vie dans un seul support!

Beaucoup de bon sens, non? Eh oui. Il s'agit de passer au moins 5 minutes par jour à faire le point sur son monthly log (ou weekly selon) et de voir sur la journée et le lendemain ce que l'on a à faire. Le Bullet Journal peut être beau mais doit avant tout être utile. Il faut plutôt aller voir dans le Art Journal pour celles et ceux qui veulent faire du vraiment beau. Au final quand même, mieux vaut fait que parfait, non?

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le livre référence du créateur du concept Ryder Carroll - cf. ci-dessous - ou regarder aussi cette vidéo qui présente le concept dans les grandes lignes: https://www.youtube.com/watch?v=UnZ0iEUmRw8&t=140s (7 min 20 en français)


Pour celles et ceux qui parlent anglais, Ryder présente son bébé en 5 minutes dans cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=fm15cmYU0IM

A vos feutres, stylos etc. L'écrit structure la pensée et sert de rappel :-)

Cyril



mardi 27 octobre 2020

Et si on se donnait de l'auto-empathie?

 Voilà 3 semaines que je suis en colère. D'habitude le phénomène est là et dure maximum 48 heures. Après l'avoir accueillie, je vois comment la calmer. S'agissant de la colère, je sais que c'est la mise en mouvement qui fonctionne bien. Et d'ailleurs j'ai finalement tendance à lui dire "sois la bienvenue colère" car je sais d'expérience que des choses positives vont en sortir.

La colère comme les 6 émotions de base établies par le psychologue américain Paul Ekman (joie, colère, suprise, peur, tristesse et dégoût) est un symptôme que quelque chose doit changer. Bien sûr chaque langue fourmille d'une ribambelle d'ajectifs pour rendre compte de bien plus de subtilité s'agissant de la palette de nos émotions. La liste ci-dessous établie par l'ACNV est un support intéressant pour arriver à bien nommer la couleur précise de votre émotion:

Le processus que je vous propose s'appelle l'auto-empathie ou empathie pour soi-même:

1.  Comment est-ce que je me sens ? : quels sont mes ressentis corporels ? quelles sont mes pensées ? Puis-je nommer l’émotion à l’œuvre, qualifier son intensité sur une échelle de 0 à 10 ?

2.  De quoi ai-je besoin pour calmer cette émotion ? (on fait le postulat que l'on souhaite en diminuer l'intensité, voire la faire disparaître)

3. Que puis-je faire pour nourrir ce besoin ? Quelle action puis-je entreprendre ?

En ce moment, cela m'aide beaucoup. J'espère que cela vous aidera aussi :-)

Mes actions de mise en mouvement du moment sont comme suit (pour celles et ceux qui auraient besoin d'inspiration):

- marcher (le mouvement au premier sens du terme);

- aller au musée;

- imaginer des voyages dans le futur, me procurer ainsi une forme de joie anticipée (que les Allemands nomment par ce mot que nous n'avons pas "Vorfreude").

A vous de jouer!