mercredi 15 mai 2019

Mon histoire de boite de chocolats

Y-a-il de bons chocolats dans votre boite? Et comment est la boite?

Je me faisais la réflexion l'autre jour que parfois je travaille pour une boite parce qu'un joli chocolat m'y attire. Cela commence quasiment toujours ainsi avec mes clients: un joli chocolat se présente et le contact est là. On part pour une collaboration. Chemin faisant, je rencontre d'autres chocolats plus ou moins assortis selon et je valide que l'écosystème (la boite) est alignée avec ce que je souhaite. Il y a accord et l'envie de travailler plus en avant ensemble, de continuer le chemin. Ca, c'est le scénario idéal. En 7 ans disons 1 collaboration sur 2 s'est passée ainsi.

Et puis il y a les cas où chemin faisant, je me rends compte que dans la boite certains chocolats sont vraiment mauvais, voire que la boite entière l'est. Il n'y a plus que mon joli chocolat de départ. Parfois, avec la durée, même le joli chocolat finit par dysfonctionner lui-même... Aie. Cela vous rappelle quelque chose?

Bien sûr ma dichotomie est caricaturale. Il y a entre les 2 tout un continuum et une grande variété de situations. L'expérience me l'a montrée. Vous aussi je suppose.

La question est que faire? Mon conseil est de faire le point sur ses besoins dans la collaboration et de décider ensuite. Ce conseil-là, je l'applique à moi-même très consciemment depuis février 2017: suite à une expérience très nocive avec un client, je me suis fait cette promesse de n'avoir que des collaborations joyeuses. Un peu comme Marie Kondo et sa technique du rangement: elle prend un vêtement et se demande "toi, dans les 5 prochaines années, vas-tu m'apporter de la joie?". La réponse est oui elle garde, la réponse est non: elle jette! Simpliste oui! Efficace oui :-) Bon OK les besoins vont être plus variés et la jauge aura une échelle de 1 à 10. Puis décision.

Encore mieux: tenter de prévenir plutôt que de guérir et donc mieux baliser l'entrée en relation en posant la question de la confiance: qu'est-ce que la confiance pour toi? A quoi dois-je faire attention pour que l'on ait une bonne entente? Ecouter la réponse et donner votre version à vous.

Voilà, belle journée :-) La vie est une suite d'expériences exaltantes. Encore plus depuis février 2017 dans mon cas!

dimanche 23 septembre 2018

12 leçons du Camino : comment la marche vers Saint Jacques transforme…

Il y a un peu plus de 4 mois, le 8 mai 2018, j’atteignais Saint Jacques de Compostelle au terme de 40 jours de déambulation, parcourant ainsi 800 kilomètres dans le nord de l’Espagne en partant de Saint Jean Pied de Port. Pendant tout le voyage à pieds, j’ai tenu un journal et à la fin je me suis questionné sur les apprentissages. Ce voyage je l’ai vécu avant tout comme un rêve et comme une expérience pour voir sur moi en quoi ce chemin pouvait être une voie de transformation. Notamment en tant que coach carrière pour en parler, le conseiller aux autres.
Le temps de revenir et me voilà aujourd’hui vous livrant mes leçons du camino (chemin en espagnol). Il existe plusieurs chemins en Europe qui mènent au tombeau de l’apôtre Jacques. Celui que j’ai suivi s’appelle le « camino frances » ou « chemin français » dans la langue de Cervantes. Mon témoignage est forcément quelque chose de subjectif. J’avais lu pas mal de livres de pèlerins sur le sujet avant de partir et j’ai rencontré plusieurs pèlerins récidivistes qui ont partagé avec moi leurs ressentis, leurs leçons de caminos précédents. Je me retrouve parfois dans leurs retours, parfois pas. Si vous connaissez le chemin, il en sera de même pour vous à me lire.


1. RALENTIR : dès le deuxième jour, je comprends que cela n’a pas de sens d’arriver trop tôt (midi) à l’étape. Donc je marche à mon rythme toujours bien sûr (soit assez soutenu) mais je prends le temps le matin de lire le journal local, qui sait de m’arrêter déjeuner même à quelques kilomètres de l’étape. De retour, c’est quelque chose que j’expérimente encore plus comme par exemple la pause « lecture de Libé ou du Monde » dans une matinée de télétravail, etc.

2. ADMIRER LA BEAUTE DU MONDE : Dostoievski dit « la beauté sauvera le monde ». Je pense que la beauté, au sens beauté de l’univers telle qu’elle se manifeste dans la nature jusqu’aux œuvres artistiques, engendre des expériences émotionnelles qui nous rapprochent de Dieu. C’est la facette spirituelle du voyage que j’ai vécu bien sûr. Il s’est agi avant tout de la beauté de la nature et de la beauté des églises qui m’ont mis face au spirituel au sens large moi l’agnostique qui ai été élevé dans la religion catholique. Ces expériences du beau, je les vivais bien sûr avant le voyage mais le camino a mis plus de relief à ses expériences dans ma vie. Au retour, j’en fait l’expérience avec plus de conscience et je pense en avoir augmenté la fréquence.


3. SOURIRE AUX GENS : et il faut ajouter et surtout à ceux qui ne sourient pas car c’est eux qui en ont le plus besoin. J’ai vu cela écrit quelque part sur une pancarte sur le chemin et cela m’a marqué. Ceux qui ne sourient pas ont souvent une bonne raison : tristesse, etc. et bien sûr c’est évident qu’ils ont peut-être encore plus besoin d’en recevoir, des sourires. C’est la logique du don : tu ne me souris pas et pourtant je choisis de te sourire. De retour à Paris, les mines renfrognées du métro, je vous souris, n’est-ce pas ? 

4. 1 JOUR A LA FOIS : le camino, comme toute parenthèse (ou mini-retraite comme le dit si bien Tim Ferriss dans « la semaine de 4 heures ») est un espace-temps incroyable. C’est la 3ème fois que je connais ce sentiment après 2007 où j’ai fait un tour du monde autour de projets éducatifs et environnementaux et 2012 avec un break estival de 6 semaines en Argentine. Alors voilà tout ça pour dire que malgré l’objectif qui peut paraître énorme (800 kms), il ne s’agit au final que de 40 fois 20 kilomètres. Vu comme cela c’est plus simple. A mon retour, j’ai encore plus conscience que de lotir un objectif en sous objectifs est aidant.

5. SUSPENDRE LE JUGEMENT : j’ai toujours su que j’étais plus indulgent sur les gens d’autres pays que sur mes compatriotes car j’ai toujours supposé la différence culturelle comme une raison possible et du coup cela m’a invité à de la tolérance. L’idée de cette tolérance sur le chemin, elle m’est notamment venue d’un graffiti à Sarria, proche de l’arrivée : ne pas se moquer de ceux qui commence près de l’arrivée. Très bien vu. Bon alors… le prochain qui me double à la file du supermarché… je lui souris 😊

6. #BLACKHUMOUR : la meilleure preuve est peut-être mon commentaire précédent. J’ai intégré par des retours sympathiques de mes 2 camarades de marche australiennes que cela était un de mes traits de personnalité et au final un atout. De retour, j’assume !

7. LA CAMINOTHERAPIE : c’était le test, le terme je l’ai vu et bien sûr ce néologisme sublime m’a parlé. Bref, il me faudra quelques mois et quelques années pour en mesurer la puissance mais c’est pour moi une évidence comme le dit Thoreau dans son court essai « Marcher » que j’ai lu sur le camino, marcher est thérapeutique. De retour à Paris comme depuis le début du fiasco du Vélib je marche dans Paris et c’est assez chouette c’est vrai. La marche parfois méditative me permet de me poser.


8. MEDITATION : en lien direct avec le point précédent, c’était parfois en pleine conscience sur des morceaux du chemin que j’ai médité. Après le stage de MBSR fait cet hiver, de retour, la prochaine étape sera le désormais incontournable Vipassana (retraite méditative de 10 jours en silence).

9. DISCUSSIONS CREATIVES – « COACHING CORNER » : un camino est unique car les personnes que l’on rencontre sont là juste sur celui là dans leur masse. Ainsi j’ai rencontré de nombreux récidivistes ! Ces rencontres donnent lieu à de belles discussions. La notion de « Coaching Corner » est l’idée farfelue d’installer quelque part sur le chemin un coin du coach pour coacher les pèlerins en besoin. De retour, je me dis que l’idée suivra son cours…

10. SUIVRE LES FLECHES JAUNES : le camino est super bien balisé… avec des flèches jaunes. Il y a une vraie forme de légèreté à suivre un chemin balisé. Contrairement aux randos que je peux faire où il faut repérer la trace, la suivre avec attention, là le camino se veut plus léger. De retour à Paris, c’est l’idée qui m’est parfois difficile de suivre la voie convenue, de refaire quelque chose à l’identique. J’en mesure plus les avantages, sachant que toujours la place est là d’exercer sa liberté.

11. PRENDRE SOIN DE SON CORPS : le camino est une épreuve pour le corps et notamment pour les pieds. Bref, j’ai appris à les masser, le matin, à mi-étape et à l’arrivée. De retour à Paris, c’est un rituel que je maintiens dans les marches. Je ne le faisais pas auparavant.

12. CE QUI COMPTE PLUS QUE TOUT C’EST L’EXPERIENCE, PAS D’ARRIVER
« Caminante no hay camino. Se hace camino al andar. Y al volver la vista se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar »
« Toi qui marche il n’y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant et lorsqu’on se retourne on voit le sentier que jamais on n’empruntera à nouveau »

C’est la grande leçon du camino. C’est la vie. Arriver, c’est le blues souvent et on veut autre chose, souvent plus haut, plus grand, etc. Il s’agit donc d’apprécier le chemin pour lui à l’échelle du mois, de la journée, de l’heure, sans s’ presser… de vivre l’instant présent et de le savourer pleinement. De retour, l’idée de tout ralentir pour savourer tout encore plus est devenue centrale. Il s’agit alors d’assumer ce ralentissement dans un système à l’opposé où tout va plus vite à chaque seconde.

Alors, vous partez quand?


samedi 2 juin 2018

Quand partir / quitter son poste ?

Deux départs à 2 jours d'intervalle en Espagne ont fait écho en moi. Celui de Zinédine Zidane qui annonce le 31/05/2018 qu'il arrête d'entraîner le Real Madrid et celui de Mariano Rajoy qui s'en va du poste de Premier Ministre du Royaume d'Espagne en tombant sous le coup d'une motion de censure.

Et vous? Etes-vous toujours parti(e) au bon moment? Dans votre poste actuel, quand est-ce que serait le bon moment de partir?



J'accompagne actuellement plusieurs client(e)s qui se posent ces questions, certain(e)s prenant un PSE, certain(e)s tentant de négocier une rupture conventionnelle, d'autres essayant de convaincre qu'ils peuvent se mettre en mobilité pour aller vers autre chose.
Alors d'abord comme d'habitude, il s'agit d'avoir conscience de ce qui est bien pour vous et ensuite seulement de voir si vous êtes plus ou moins maître(-sse) de votre destin.
Les deux premières questions de l'article sont un bon point de départ...


mercredi 21 mars 2018

Quel cursus pour mon fils / ma fille? - bien accompagner les jeunes vers l'enseignement supérieur

C'était la semaine dernière la date couperet: le 13 mars à 18h, avoir fait ses voeux sur Parcoursup (ex-APB) pour l'après BAC!
10 voeux sans classement avec selon les établissements des documents à joindre.
Verdict: le 22 mai avec le retour de ces derniers.


Quand on sait que 69% des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur veulent se réorienter après 2 ans sur le marché du travail, mieux vaut prendre au sérieux l'étape d'orientation.

Samedi dernier, je déjeunais rue Mouffetard avant un atelier d'écriture. A mes côtés, en visite à Paris pour le week-end, une maman et sa fille et une amie parisienne de la maman. La jeune femme est en Master en Droit immobilier et parle de son désintérêt sur son cursus de Master et de sa volonté d'aller vers le Droit sportif. La maman et son amie lui disent alors qu'elle pourrait se réorienter. La fille soudain de dire qu'elle en a marre des études, qu'elle veut travailler. Changement de discussion, on savoure le repas pour aller sur des discussions plus légères.

A 45 ans, j'ai des amis parents qui arrivent depuis quelques années et encore pour quelques années dans ces accompagnements de choix des ados. J'ai aussi bien sûr des clients. Pas plus tard que la semaine dernière, dans un de mes ateliers: une maman et son fils en première. Comment faire?

Mon conseil: de l'écoute, de l'ouverture et envoyer le/la jeune chez un coach carrière. Malgré toutes les bonnes intentions, les parents ne seront jamais le bon coach pour leur ado. Pas plus que le conjoint, la famille ne sont un bon coach pour l'adulte en désir de nouvel horizon professionnel.
Moi-même, je ne suis pas un bon coach pour moi. Quand j'ai un besoin, je prends un coach.

Ce que je propose concrètement: a minima 2 séances espacées d'au moins 3 jours:
- 1 session de 2 heures avec le questionnaire STRONG qui est un levier d'efficacité (291 questions sur les intérêts pro et perso pour voir les domaines préférés, les secteurs préférés et les métiers préférés). Plus d'info sur: OPP vous parle de la puissance du STRONG
- 1 deuxième session d'1h30 pour finaliser le monde des possibles avec déjà des cursus possibles de formation.
Tout cela en présentiel ou à distance par Skype.

Et sur tout cela, anticiper les échéances pour ne pas avoir à réagir. Bref, rien de mieux que de se pencher sur tout cela au printemps de la 1ère. Maintenant:-)

A bientôt,

#APB #Parcoursup



lundi 19 mars 2018

La métamorphose à venir des managers

J'assistais il y a 10 jours à la présentation du livre de 2 chercheuses de l'ESCP Europe: Emmanuelle Léon et Cécile Dejoux dont voici la couverture ci-dessous:


La soirée organisée à l'ESCP Europe était orchestrée d'une main de maître avec 3 débats entre experts, modérés avec brio par Frank La Pinta et clôturés chacun par une synthèse faite par nos deux auteurs.

Voici ce que j'en retiens en vrac, en tant qu'animateur d'un groupe de cadres de Direction pour GERME et en tant que Coach et Consultant Carrière:
  • selon Joel de Rosnay qui a écrit la préface et ouvrait le bal, le manager de demain sera un manager augmenté, encore plus humain avec 5 piliers: 1. Charisme, 2. Vision, 3. Valeurs, 4. Ecoute, 5. Confiance. Au coeur des nouvelles compétences nécessaires, il y aura le Design Thinking pour notamment l'empathie
  • Il conviendra demain, dans une vie professionnelle passée à apprendre, de comprendre comment on apprend, répondre à la question clé: quel apprenant je suis? Le bon manager sera celui qui comprend cela chez ses collaborateurs. Sa réussite dépendra notamment de sa capacité sur ce sujet.
  • Le manager de demain sera aidé par beaucoup d'outils cognitifs. Il sera responsable du collectif.
  • Comme le dit Harold Jarche cité par la responsable formation de chez Danone il faudra voir la vie comme une expérimentation - "Life as perpetual beta". Le manager devra accepter les incertitudes et savoir les gérer. Il pratiquera le "test & learn".
  • Le manager de demain saura sortir de sa bulle filtrante et notamment de celle des réseaux sociaux. Il apprendra dans des sphères éloignées de lui. Il cherchera la pensée opposable.
  • Il saura mettre en avant ses collaborateurs même dans les temps faibles. Après tout comme le dit joliment le DRH de Sony France Claude François et Céline Dion n'ont-ils pas composé leur plus grand succès dans un temps faible?
  • Il travaillera avec des robots et aura logiquement appris à travailler ces nouvelles forces vives comme avec des freelances, consultants, etc. - en un mot une plus large variété de ressources! Il y aura en effet de plus en plus d'équipes hybrides là où aujourd'hui encore 85% des Français sont salariés.
  • Il pratiquera le management visuel avec KPI, Voix du Client et Voix du Collaborateur.
  • Il travaillera dans des lieux évolutifs parfois d'ailleurs en télétravail, de chez lui ou dans des espaces de coworking, ira parfois dans des labs se frotter à des gens différents.
  • Il pensera plus en terme de sociogramme que d'organigramme, rejoindra des équipes projets plutôt que des équipes naturelles.
#metamorphosemanager

mercredi 14 mars 2018

Clarifier une quête avec le jeu du TAO

Bonjour,

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler du jeu du TAO. Personnellement j'ai joué 2 parties en septembre 2016 et mars 2017 et en juin, je me suis formé comme animateur. Je trouve qu'il s'agit là d'une manière ludique de s'atteler à un sujet souvent d'enjeu important dans une superbe intelligence de groupe. Comme je disais encore hier à quelqu'un: "lors de la deuxième partie, je ne connaissais pas les autres joueurs et au bout de 4 heures, j'avais l'impression qu'on se connaissait depuis toute la vie".

Kesako?:

Il s'agit d'un jeu de plateau où chaque joueur (de 3 à 6) joue une quête ou encore un désir qui peut être personnelle ou professionnelle.
Ce jeu est multi-millénaire au sens où il puise sa source dans le texte TAO TO KING attribué à Lao Tseu (IV-Vème siècle avant JC). Inspiré aussi de la Programmation Neuro-Linguistique, il existe depuis une vingtaine d'année. Cela a demandé 7 ans à quelques 300 personnes pour aboutir à ce résultat.


Le déroulé:

Une fois l'étape solennelle de la formulation de la quête, chacun sillonne alors dans les 4 mondes en tirant des cartes s'y référant. Chaque monde a un objet précis comme suit:
- le monde de la terre pour clarifier la quête;
- le monde de l'eau pour puiser des ressources;
- le monde du feu pour affronter ses peurs
- et enfin le monde de l'air pour définir un/des rituel(s) à l'appui de la quête.
Par la suite, chaque joueur tire une carte "TAOracle" qui va lui donner une piste d'action et l'inviter à prendre un engagement.
A chaque carte tirée, chacun dispose de 3 minutes pour offrir une réponse à la question posée (sous le contrôle du sablier) et reçoit ensuite des points de pistes, de ressentis ou de gratitude de la part de chaque joueur et aussi de l'animateur.

Comment y jouer prochainement?:

La semaine dernière, je donnais une conférence sur le sujet où des dizaines de personnes ont pu faire progresser une de leur quête (en l'occurrence centrée sur la carrière).

Alors, si vous avez envie de faire avancer un de vos objectifs le temps d'un jeu de TAO, j'organise prochainement 2 parties sur Paris 11e:
- le lundi 28 mai [19-23h];
- le samedi 23 juin [14h30-18h30].
Le prix est de 42 euros, 36 si vous réservez avant le 23 mars. Comment s'inscrire: écrivez-moi à cr.invicem@gmail.com
A vos courriels!


vendredi 16 février 2018

Du vide vers la lumière, la compétence de se (re)-trouver...

Bonjour,

Quitter un travail, voire se reconvertir vient parfois d'une expérience douloureuse... ou pas. Voici un joli texte de Mary Oliver que je partage. Certain.e.s s'y retrouveront. 

Lors d'une discussion avec un expert en prospective il y a 2 mois et demi, j'ai parlé de rêves éveillés qu'il m'est arrivé de faire et de ses intuitions que j'ai eues alors et que plus ou moins vite, j'ai suivies. Marc a alors mis le mot "compétence" sur cela. Et j'ai trouvé cela assez juste bien que ne l'ayant jamais considéré comme cela. Ce texte me fait penser à ces expériences que j'ai eues: dans des moments de vide profond tout d'un coup une vision m'est apparue et je l'ai suivie. Peut-être vous aussi cela vous est arrivé.

Changer, se reconvertir, c'est revenir à soi... (re)-prendre conscience de son identité première, de ses besoins et oser les affirmer haut et fort au monde dans la recherche d'un nouveau job, d'une nouvelle activité. 
C'est mon métier depuis 6 ans que d'accompagner ces changements. Quel plaisir que de voir chaque jour en face de moi les yeux briller car peu à peu l'étoile apparaît dans le ciel de mon/ma client.e.

Laissez-vous inspirer...




Un jour tu as finalement su
Ce que tu avais à faire et à commencer,
Bien que les voix autour de toi
te hurlaient encore
leurs mauvais conseils.
Bien que tout la maison
avait commencé à trembler
et que tu avais encore
le boulet à tes chevilles.
« Répare ma Vie ! »
pleurait chaque voix.
Mais tu ne t’es pas arrêtée.
Tu savais ce que tu avais à faire,
bien que le vent attaquait
de ses doigts obstinés
Les fondations les plus intimes,
bien que leur mélancolie
était atroce.
C’était déjà assez tard,
et une nuit violente,
et la route pleine de branches tombées
et de pierres.
Mais petit à petit,
comme tu laissais les voix derrière,
des étoiles ont commencé à briller
à travers le manteau de nuages,
et il y a eu une voix nouvelle
que tu as lentement
reconnue comme étant la tienne,
qui t’a tenu compagnie
tandis que tu arpentais à grands pas
le monde de plus en plus loin,
déterminée à faire
la seule chose que tu pouvais faire
déterminée à sauver la seule vie que tu pouvais sauver.



Mary Oliver